La prospérité tient parfois à un simple bras de mer. Après une longue phase de prospérité grâce au commerce maritime, l'Opep redécouvre dans la douleur la valeur de certains nœuds stratégiques. Les Houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont annoncé le 20 juillet dernier un blocus naval visant l'Arabie saoudite le long de la mer Rouge.
Un nouveau coup dur pour le royaume pétrolier
Ce blocus représente un nouveau coup dur pour le royaume pétrolier, qui comptait sur cette route pour écouler son or noir en pleine crise du détroit d'Ormuz. Pour le cartel, jamais celui-ci n'a paru aussi affaibli, aussi ballotté par l'actualité internationale.
"L'Opep a clairement perdu ses superpouvoirs", confirme Tatiana Mitrova, chercheuse au Center on Global Energy Policy de la Columbia University.
Un impact sur les marchés pétroliers
Ce blocus intervient dans un contexte déjà tendu pour les approvisionnements pétroliers, avec les tensions dans le détroit d'Ormuz. La mer Rouge est une voie essentielle pour le transport du pétrole saoudien vers l'Europe et les États-Unis.



