Ce dimanche 7 juin 2026, les Arméniens sont appelés aux urnes pour des élections législatives qui s'annoncent déterminantes pour l'avenir du pays et pour la paix dans la région du Caucase. Ce scrutin, le premier depuis la réforme constitutionnelle de 2024, intervient dans un contexte de tensions persistantes avec l'Azerbaïdjan voisin et de défis économiques et sociaux majeurs.
Un enjeu de stabilité intérieure
Le Premier ministre sortant, Nikol Pachinian, brigue un nouveau mandat à la tête du gouvernement. Son parti, le Contrat civil, espère obtenir une majorité suffisante pour poursuivre les réformes engagées. Cependant, l'opposition, menée par l'ancien président Robert Kocharian, critique la gestion du conflit du Haut-Karabakh et les difficultés économiques. Les électeurs devront trancher entre continuité et changement.
Les principaux partis en lice
- Contrat civil (Nikol Pachinian) : libéral, pro-européen, réformateur.
- Alliance Arménie (Robert Kocharian) : conservateur, nationaliste, proche de la Russie.
- Parti républicain d'Arménie : centre-droit, ancien parti au pouvoir.
Un contexte géopolitique tendu
Ces élections se déroulent dans un climat de tensions avec l'Azerbaïdjan, malgré les accords de cessez-le-feu de 2020 et 2023. La question du corridor de Latchine et des enclaves reste épineuse. L'Arménie cherche à renforcer ses liens avec l'Union européenne et les États-Unis, tout en maintenant un équilibre avec la Russie, alliée traditionnelle mais de plus en plus distante.
Les observateurs internationaux, notamment de l'OSCE, surveillent le scrutin pour garantir sa transparence. Les premiers résultats sont attendus dans la soirée. Une forte participation est espérée pour légitimer le futur gouvernement.
Enjeux économiques et sociaux
Le pays fait face à une inflation élevée, un chômage persistant et une diaspora importante. Les promesses de campagne portent sur la création d'emplois, l'amélioration des infrastructures et la lutte contre la corruption. Le prochain gouvernement devra également gérer les conséquences de la pandémie de Covid-19 et de la guerre en Ukraine.
Quel que soit le résultat, ces élections marquent un tournant pour l'Arménie, qui cherche à consolider sa démocratie et à assurer sa sécurité dans une région instable.



