En Albanie, un mouvement de protestation inédit prend de l'ampleur : des flamants roses, symboles de la lutte contre le gouvernement d'Edi Rama, envahissent les villes du pays. Ce phénomène, qui a débuté il y a quelques semaines, s'est intensifié ces derniers jours, avec des milliers d'oiseaux se rassemblant dans les places publiques et les parcs.
Une mobilisation sans précédent
Selon les autorités locales, plus de 10 000 flamants roses ont été recensés dans la capitale, Tirana, bloquant la circulation et perturbant la vie quotidienne. Les manifestants, qui se font appeler les « Flamants roses », dénoncent la politique environnementale du Premier ministre, accusé de sacrifier les zones humides pour des projets immobiliers.
Les revendications des manifestants
« Nous ne partirons pas tant que nos lacs ne seront pas protégés », déclare un porte-parole du mouvement, cité par l'agence de presse locale. Les flamants roses exigent l'arrêt de la construction d'un complexe touristique dans la lagune de Narta, un site classé Ramsar. Edi Rama a qualifié la protestation de « ridicule » et a refusé de négocier.
Un impact économique et social
L'afflux massif de flamants roses a des conséquences économiques : les commerces du centre-ville de Tirana ont enregistré une baisse de 30 % de leur chiffre d'affaires, selon la chambre de commerce. Les habitants, partagés entre soutien et exaspération, organisent des collectes de nourriture pour les oiseaux.
La réaction du gouvernement
Le gouvernement a déployé des équipes de vétérinaires pour tenter de disperser les flamants roses, mais sans succès. « Ces oiseaux sont protégés par la loi, nous ne pouvons pas les déloger par la force », a expliqué un responsable du ministère de l'Environnement. La crise devrait être débattue au Parlement cette semaine.



