Mardi 4 août, à 18 heures, une dizaine de bénévoles se sont réunis sur la place de la Liberté à Toulon pour l'opération « flash'mégot ». En une heure, ils ont ramassé près de 10.000 mégots, un record qui témoigne de l'ampleur du problème. Cette initiative, portée par des associations locales, visait à nettoyer l'espace public tout en sensibilisant les passants.
Une mobilisation citoyenne inédite
Deux associations, une entreprise et des habitants ont répondu présent. Parmi eux, Sirine, de l'association Chercheurs en herbe, explique : « Nous existons depuis 2019 et nous nous occupons de sensibiliser à l'environnement, nous parlons de sciences mais aussi de culture et du jardin. » Le collectif s'est associé à Recyclop Var pour cette opération. Emma, bénévole, ajoute : « Nous faisons de la sensibilisation dans les écoles, de la gestion des zones fumeurs et de la collecte de déchets, comme celle-ci. »
Que deviennent les mégots collectés ?
Les mégots ramassés ne sont pas jetés à la poubelle. Sarah, une autre bénévole, précise : « Ils sont acheminés dans une usine pour déchets toxiques et transformés en énergie, qui elle-même alimente cette usine. Elle est autosuffisante. » Une solution écologique qui évite le rejet de substances toxiques et pourrait être développée à long terme.
Des habitants engagés et des entreprises partenaires
Pendant la collecte, une mère et son enfant se sont arrêtés pour demander ce qui se passait. Julien, un bénévole, en a profité pour faire de la prévention : « N'hésitez pas à en parler autour de vous, il faut mettre les cigarettes dans les cendriers. On ramasse près de 10.000 mégots en une heure ! » Parmi les participants, Madeleine, 67 ans, confie : « J'en ai marre de voir des mégots partout, alors j'ai vu un post Facebook qui annonçait l'événement et je me suis dit : allez, je me lance ! »
L'entreprise La Bellenergie, fournisseur d'énergie verte, a également soutenu l'opération. Déjà impliquée dans des fresques du climat et des ramassages de déchets au Mourillon, elle poursuit son action citoyenne. Alicia, employée de La Bellenergie, soulève un problème : « Il n'y a pas de cendriers sur la place ! Ce n'est pas possible, nous avons fait les démarches pour que la mairie en ajoute. Les gens descendent des bureaux pour fumer et il n'y a rien. »
Un appel à la responsabilité collective
Cette opération montre l'importance de la mobilisation citoyenne pour préserver l'environnement urbain. Les bénévoles espèrent que leur action incitera les fumeurs à utiliser les cendriers et les autorités à installer des équipements adaptés. En attendant, ils comptent sur la sensibilisation pour réduire ce fléau.



