Le mercredi 14 octobre, à l'invitation de la commune de Meyrueis, un stand d'information était animé par Anne-Marie Ducasse-Cournac, du Fredon Occitanie (Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles). L'après-midi, une conférence s'est tenue à la salle des fêtes, mais trop peu de personnes s'y sont rendues, selon les organisateurs.
Un organisme aux multiples missions sanitaires
Le Fredon Occitanie, organisme à vocation sanitaire, effectue plusieurs missions : surveiller la santé des végétaux, lutter contre les espèces envahissantes ou dangereuses, réduire l'utilisation des pesticides, protéger la qualité de l'eau, réaliser des analyses et des diagnostics. Il joue également un rôle important de conseils, de sensibilisation et d'accompagnement des acteurs du territoire, afin de préserver la santé humaine.
La Lozère est particulièrement confrontée à trois problématiques. L'ambroisie à feuille d'armoise, une plante exotique hautement allergisante, peut provoquer chez l'être humain diverses réactions : rhinites, conjonctivites, toux, eczéma, urticaire et asthme.
Des éco-pièges contre les chenilles processionnaires
Les chenilles processionnaires représentent également un risque pour la santé à cause de leurs poils urticants microscopiques qui libèrent une substance irritante et allergisante. Ces poils peuvent être transportés par le vent et rester présents dans les nids ou sur les vêtements. Leur contact ou leur inhalation peut provoquer des irritations de la peau, des yeux et des voies respiratoires.
Dans le nord de la Lozère, la surpopulation de campagnols terrestres, appelés aussi rats taupiers, crée de nombreux dégâts. Durant cette journée, des informations et des conseils de prévention ont été présentés pour contribuer à la lutte collective en adoptant les bons gestes.
Des solutions concrètes pour les particuliers
Chacun peut limiter la propagation de l'ambroisie, notamment en empêchant la plante de produire et de disperser ses graines. Pour lutter contre les chenilles processionnaires, les particuliers ont plusieurs dispositifs à disposition : des éco-pièges à installer autour des troncs entre janvier et mars, qui interceptent les chenilles lorsqu'elles descendent de l'arbre pour rejoindre le sol. Des pièges à phéromones, à installer en été, à la période de vol des papillons, permettent de capturer les mâles et de limiter les accouplements.
Enfin, il est possible de favoriser la biodiversité en installant des nichoirs adaptés aux mésanges, prédatrices naturelles des chenilles. La correspondante Midi Libre est joignable au 06 75 14 94 16.