Quatre jeunes petits-ducs scops, la plus petite espèce de hibou de France, ont retrouvé leur liberté ce mercredi 5 août à Sainte-Croix, en Aveyron. Après plusieurs semaines de soins et de réhabilitation au Centre régional de sauvegarde de la faune sauvage caussenarde (CRSFSC) de Millau, ces oiseaux ont été relâchés au hameau de La Valette. Tombés prématurément de leurs nids dans l'Aveyron et l'Hérault, ils avaient été recueillis par le centre pour être soignés, nourris et réhabilités avant de regagner leur milieu naturel.
Une méthode de relâcher progressive
Les jeunes oiseaux ont été relâchés selon la méthode dite « au taquet ». Ils ont d'abord été installés dans un nichoir pendant plusieurs jours, où ils ont continué à être nourris. Le nichoir a ensuite été ouvert pour leur permettre d'effectuer leurs premiers vols. La nourriture continue d'y être déposée jusqu'à ce qu'ils deviennent totalement indépendants. Cette approche progressive vise à maximiser leurs chances de survie dans la nature.
Un migrateur au long cours
Le petit-duc scops est un migrateur qui parcourt chaque année plusieurs milliers de kilomètres entre l'Europe et ses quartiers d'hiver en Afrique subsaharienne. Dans quelques semaines, ces quatre jeunes oiseaux entreprendront leur première grande migration, un périple périlleux qui nécessite une condition physique optimale. Grâce aux soins du CRSFSC, ils sont désormais prêts à relever ce défi.
Un afflux exceptionnel d'animaux cet été
Depuis le début de l'été, le CRSFSC fait face à une situation particulièrement tendue en raison des fortes chaleurs. Fin juin, jusqu'à 50 animaux ont été accueillis en une seule journée, et plusieurs centaines en seulement quelques jours, un afflux bien supérieur aux capacités habituelles du centre. Face à cette situation exceptionnelle, l'association a été contrainte de fermer temporairement son accueil et de limiter les prises en charge aux cas les plus urgents.
Un bilan déjà lourd
Depuis le début de l'année, le CRSFSC a déjà accueilli plus de 400 animaux sauvages en détresse, représentant près de 4 600 heures de travail. Ce chiffre illustre l'ampleur de la mission du centre, qui poursuit ses activités tout l'été malgré les difficultés. Pour continuer à sauver la faune sauvage, le centre recherche toujours des soutiens, qu'il s'agisse de dons financiers, de matériel, de nourriture adaptée ou de toute autre aide utile à son fonctionnement quotidien.
Un appel à la solidarité
Le CRSFSC lance un appel à la générosité du public pour faire face à cet afflux exceptionnel. Chaque don, qu'il soit financier ou en nature, contribue à la survie des animaux pris en charge. Les bénévoles et les soigneurs du centre travaillent sans relâche pour offrir une seconde chance à ces créatures vulnérables. La libération de ces quatre petits-ducs scops est une victoire, mais elle ne doit pas faire oublier les nombreux autres animaux qui ont encore besoin d'aide.



