Gardiole : surveillance renforcée, aucun incendie majeur cet été
Gardiole : surveillance renforcée, aucun incendie majeur

Le massif de la Gardiole, durement touché par les feux de 2024 et 2025, n'a connu aucun incendie majeur durant l'été 2026. Cette accalmie est attribuée à un dispositif de surveillance renforcé, déployé quotidiennement par les gendarmes avec l'appui de drones, de motos et d'hélicoptères. Le lieutenant Bruno Cazzitti, commandant de la brigade territoriale de gendarmerie de Balaruc-les-Bains, confirme : « On a pris le problème à bras-le-corps et ça a été payant cette année. »

Des patrouilles quotidiennes et des moyens dédiés

Depuis le 1er juillet, les gendarmes sont présents tous les jours, matin et après-midi, sur le massif. Six gendarmes en renfort ont été mobilisés dans le cadre du Dispositif estival de protection des populations (DEPP). Les patrouilles, composées d'un à deux équipages de deux à trois militaires, sillonnent les pistes DFCI en voiture à horaires variables. Des « motos vertes » permettent d'atteindre rapidement les zones les plus accidentées, tandis que des drones et, si nécessaire, l'hélicoptère de la gendarmerie apportent un appui aérien.

Le 3 septembre, une opération de terrain a été menée depuis l'Abbaye de Montceau, avec une patrouille de deux heures entre Gigean, Balaruc-les-Bains et Balaruc-le-Vieux. Le lieutenant Cazzitti précise que sa brigade couvre la moitié du périmètre, l'autre étant sous la responsabilité de la compagnie de Castelnau-le-Lez. Le massif s'étend sur plus de 5 000 hectares au total.

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Une coordination étroite avec les partenaires

Pour quadriller efficacement la zone, les gendarmes se coordonnent avec d'autres acteurs. Les agents de l'ONF et la réserve citoyenne à cheval de Gigean participent aux sorties de jour. Des patrouilles mixtes en VTT sont également organisées avec la brigade territoriale de Sète Agglopôle. « Au total, on peut avoir onze personnes en même temps sur la mission », souligne le lieutenant Cazzitti.

Un pilote de drone de la compagnie de Pézenas est également mobilisé. Son appareil peut se déployer à 1 km de distance et jusqu'à 120 mètres de hauteur, avec une caméra capable de zoomer jusqu'à l'échelle d'un caillou et un système thermique détectant le moindre point chaud. Sur les chemins pierreux, la température affichée dépassait 37°C ce jour-là.

Un travail de prévention qui porte ses fruits

Les actions de sensibilisation ont été intensifiées, tant auprès des visiteurs que des habitants vivant en lisière ou au cœur du massif. « L'an dernier, il y a eu encore beaucoup de négligences. On a fait un gros travail de sensibilisation, d'ailleurs avec des supports de l'Agglo », rapporte le lieutenant. Cette année, aucun barbecue illégal n'a été détecté, un seul écobuage mal maîtrisé a été constaté et seulement trois fumeurs ont été verbalisés. Les gendarmes notent une nette amélioration de la discipline : « Cette année, ils ont été très disciplinés, on a croisé personne quand on était en rouge. »

La surveillance se poursuit hors saison, notamment lors des journées classées orange ou rouge par la préfecture. Les militaires maintiennent une présence active, y compris lors de leurs footings quotidiens dans la Gardiole. Certaines communes, comme Villeveyrac, ont créé des Comités communaux feux de forêt (CCFF) dont les bénévoles patrouillent toute l'année pour repérer tout départ de feu et sensibiliser les populations.

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