Deux millimètres par an, puis trois, et désormais près de quatre. La hausse du niveau moyen des mers s'accélère, préviennent les derniers travaux scientifiques. En absorbant la chaleur liée au changement climatique, nos océans se dilatent, constituant la principale cause de l'élévation du niveau des eaux, selon des calculs récents. À ce phénomène s'ajoutent la fonte des glaciers de montagne et celle des calottes polaires.
Des menaces concrètes pour les villes côtières
Pour certaines villes emblématiques situées près des côtes, la menace devient concrète. La Nouvelle-Orléans, Venise ou Bangkok, qui attirent chaque année des millions de touristes, voient leur avenir compromis. Pourtant, il est impossible d'envisager de les déplacer. Les scientifiques alertent sur l'urgence d'agir pour limiter les dégâts.
Les causes de l'accélération
- Dilatation thermique : l'océan absorbe plus de 90 % de l'excès de chaleur dû aux gaz à effet de serre, ce qui augmente son volume.
- Fonte des glaciers : les glaciers de montagne et les calottes polaires fondent à un rythme accéléré, ajoutant de l'eau douce aux océans.
Ces phénomènes combinés expliquent pourquoi le rythme d'élévation du niveau de la mer est passé de 2 mm par an dans les années 1990 à près de 4 mm aujourd'hui. Si les émissions de gaz à effet de serre ne diminuent pas, les projections indiquent une hausse de 60 cm à 1 mètre d'ici 2100.
Conséquences pour les zones côtières
Les villes côtières sont en première ligne. Outre les inondations plus fréquentes, l'érosion côtière s'intensifie, menaçant les infrastructures et les écosystèmes. Les populations les plus vulnérables, notamment dans les deltas et les petites îles, risquent de devoir migrer. Des solutions d'adaptation existent, comme la construction de digues ou la restauration de mangroves, mais elles ne suffiront pas sans une réduction drastique des émissions.



