Le 28 juillet dernier, cinq gardes du Parc national de Port-Cros et du Conservatoire d’espaces naturels Paca ont mené une vaste opération de ramassage des déchets sur le Cap Taillat, l’un des sites naturels les plus prisés de la presqu’île de Saint-Tropez. Ils ont notamment retiré un imposant rouleau de gaine en plastique échoué sur le rivage, ainsi que de nombreux déchets plastiques et autres objets volumineux rejetés par les derniers coups de mer.
Une coordination essentielle entre les trois caps
La gestion du Cap Taillat étant partagée entre les communes de Ramatuelle et de la Croix-Valmer, cette opération a nécessité une coordination étroite. Les équipes de terrain, composées de trois gardes du Cap Lardier et deux du Cap Taillat, ont uni leurs efforts pour nettoyer le site. Des rencontres régulières sont organisées pour animer le plan de gestion commun des trois caps (Camarat, Taillat et Lardier), renforçant ainsi la cohésion entre les différents gestionnaires.
Des déchets parfois très encombrants
Cette collecte a permis d’évacuer des macro-déchets et des objets de grande taille qui auraient pu nuire à la biodiversité locale. Comme le souligne Raymond Viala, garde du Conservatoire du littoral au Cap Taillat : « Ces journées sont particulièrement utiles. Elles permettent d’évacuer des déchets parfois très encombrants, mais aussi de renforcer le travail en commun entre les gestionnaires des trois Caps. La protection de ces espaces naturels passe par une présence permanente sur le terrain. »
Un nettoyage quotidien pour préserver le site
Au-delà de ces opérations ponctuelles, les gardes du Cap Taillat assurent quotidiennement le ramassage des déchets sur le secteur de Ramatuelle, afin de maintenir la qualité environnementale de ce site emblématique, particulièrement fréquenté pendant la saison estivale. Cette présence permanente est cruciale pour faire face à l’afflux de visiteurs et aux dépôts sauvages, un phénomène en hausse dans la région.
Des actions bien ancrées dans les pratiques
La prochaine collecte « coup de poing » n’a pas encore été programmée, mais ces initiatives sont désormais bien intégrées dans les méthodes de travail des gestionnaires du littoral. Elles témoignent d’une prise de conscience accrue de la nécessité de protéger ces espaces naturels fragiles, tout en sensibilisant le public à la problématique des déchets marins.



