Vacances prolongées sans accord écrit : licenciement validé
Vacances prolongées sans accord écrit : licenciement validé

Un menuisier espagnol, parti en vacances en Équateur à l'été 2025, a été licencié à son retour en Espagne pour avoir prolongé ses congés au-delà de la période autorisée. Le Tribunal supérieur de justice de Navarre a récemment validé ce licenciement disciplinaire, selon les informations rapportées par AS et Noticias Trabajos.

Des vacances prolongées sans accord écrit

Le salarié avait prévu un voyage du 8 juillet au 11 août 2025. Le 22 juillet, il a reçu une notification de son employeur l'informant qu'il n'était pas venu au travail la veille. Deux jours plus tard, le 24 juillet, le menuisier a répondu par courriel en expliquant qu'il était en vacances, comme il l'avait indiqué précédemment, et en joignant les dates de ses billets d'avion.

Malgré ces explications, l'entreprise a procédé à son licenciement pour motif disciplinaire à son retour en Espagne. Le salarié a alors contesté cette décision devant la justice.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Le règlement de l'entreprise et la décision du tribunal

Le Tribunal supérieur de justice de Navarre a confirmé le licenciement en s'appuyant sur le règlement interne de l'entreprise. Ce règlement avait établi un calendrier de congés annuels pour tous les employés, avec deux périodes imposées : du 7 au 18 juillet et du 18 au 29 août 2025.

Le menuisier ayant pris ses congés du 8 juillet au 11 août, il a dépassé la date de retour au travail de près de 17 jours. Le tribunal n'a pas retenu l'argument du salarié, qui affirmait avoir obtenu un accord verbal de sa direction pour prolonger ses vacances. Les juges ont estimé que la prolongation de congés doit être justifiée par écrit et non simplement accordée oralement.

L'ancienneté et la convention collective

L'ancienneté du salarié n'a pas non plus été prise en compte par les juges. La convention collective de l'entreprise est particulièrement stricte concernant les absences injustifiées : une absence de plus de trois jours par mois est considérée comme un motif très grave.

Cette décision souligne l'importance de formaliser par écrit toute modification des congés, même lorsque l'accord verbal de la direction semble acquis. Elle rappelle également que les règles internes et conventionnelles priment sur les arrangements informels.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale