Stellantis a annoncé mardi un investissement « plus d'un milliard d'euros en France » pour produire à Mulhouse, à partir de 2029, trois nouveaux modèles Peugeot électriques ou hybrides de segment C (berlines et SUV). Cet investissement se répartit comme suit : 50 % en recherche et développement, 40 % pour le site de Mulhouse et 10 % pour d'autres sites.
Un avenir garanti pour le site de Mulhouse
Révélé la semaine dernière par Emmanuel Macron, cet investissement garantit l'avenir du site de Mulhouse, qui emploie 4 000 salariés et figure parmi les cinq usines automobiles de Stellantis en France. Le PDG du groupe, Antonio Filosa, ainsi que les ministres Roland Lescure (Économie) et Sébastien Martin (Industrie), se sont rendus mardi à Mulhouse pour présenter le projet.
Plus de 30 nouveaux modèles en vue
L'investissement en recherche et développement, dépassant 500 millions d'euros, servira notamment à développer la plateforme technologique « STLA One ». Cette architecture technique mondiale et modulable servira de base, d'ici 2030, à plus de 30 nouveaux modèles de différents gabarits et motorisations, remplaçant ainsi cinq plateformes actuelles.
Cette unification, annoncée le 21 mai par Antonio Filosa dans le cadre de son plan stratégique, vise à améliorer la compétitivité de Stellantis. Le constructeur a en effet accusé des pertes colossales en 2025 et perdu des parts de marché en Europe. D'ici 2030, Stellantis ambitionne de produire 50 % de ses volumes sur trois plateformes mondiales, avec jusqu'à 70 % de composants communs.



