Goodvest exclut totalement les énergies fossiles : concrètement
Goodvest exclut les énergies fossiles : concrètement

Goodvest, la startup française spécialisée dans l'assurance-vie éthique, a annoncé exclure totalement les énergies fossiles de ses investissements. Cette décision, effective immédiatement, concerne l'ensemble des contrats d'assurance-vie gérés par la société. Concrètement, cela signifie que les fonds placés par les épargnants ne financeront plus l'exploration, l'extraction, le transport ou la combustion de charbon, de pétrole et de gaz naturel.

Un engagement fort pour le climat

Cette exclusion s'inscrit dans la stratégie de Goodvest de proposer une épargne 100 % responsable. Selon la startup, « nous voulons offrir à nos clients la garantie que leur argent ne contribue pas au réchauffement climatique ». Goodvest affirme que ses contrats sont désormais alignés sur l'Accord de Paris, qui vise à limiter le réchauffement à 1,5 °C. La société précise que cette exclusion va au-delà des réglementations actuelles, notamment le label ISR (Investissement Socialement Responsable) qui autorise encore certains investissements dans les énergies fossiles.

Quels impacts pour les épargnants ?

Pour les souscripteurs, cette annonce n'entraîne aucun changement dans la gestion de leur contrat. Les performances financières ne devraient pas être affectées, selon Goodvest, car les énergies fossiles représentent une part de plus en plus risquée dans les portefeuilles. « Les actifs fossiles sont de moins en moins rentables et de plus en plus exposés aux risques de transition », explique un porte-parole. Goodvest s'engage à réinvestir les sommes précédemment allouées aux énergies fossiles dans des secteurs durables, comme les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et les technologies propres.

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Un positionnement unique sur le marché

Goodvest se distingue ainsi des autres acteurs de l'assurance-vie en France. Alors que de nombreux contrats dits « responsables » continuent d'investir indirectement dans les énergies fossiles via des fonds indiciels ou des obligations, Goodvest assure un filtrage strict. La startup utilise une méthodologie propriétaire pour analyser les entreprises et exclure celles qui tirent plus de 5 % de leur chiffre d'affaires des énergies fossiles. Ce seuil est plus strict que celui de la plupart des labels existants.

Une tendance de fond dans la finance durable

Cette annonce intervient dans un contexte de prise de conscience croissante des investisseurs sur l'urgence climatique. Selon une étude récente, 68 % des épargnants français souhaitent que leur argent soit investi de manière responsable. Goodvest espère ainsi attirer une clientèle soucieuse de l'impact de son épargne. La startup, qui revendique 15 000 clients et 200 millions d'euros d'encours, prévoit de doubler son encours d'ici fin 2024.

Réactions et perspectives

Les associations environnementales saluent cette initiative. « C'est un signal fort envoyé au secteur financier », commente un représentant de Greenpeace France. Toutefois, certains experts rappellent que l'exclusion des énergies fossiles ne suffit pas à garantir un investissement totalement vertueux. Goodvest assure qu'elle va plus loin en intégrant des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) stricts pour l'ensemble de ses investissements.

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