Après plus d'une semaine à suffoquer, les températures plus fraîches de ce début de semaine ne sont-elles qu'un moment de répit avant un retour à la fournaise ? Depuis plusieurs jours, l'hypothèse d'une nouvelle vague de chaleur intense sur la France circule.
Un scénario probable mais encore incertain
Le mercredi 24 juin, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, affirmait qu'il existe « de fortes probabilités pour qu'à partir de la semaine » du 6 juillet la France revienne « à des chaleurs extrêmes jusqu'au 14 juillet ». Une tendance modérée par Météo-France.
« Pour l'instant, il est encore trop tôt pour parler de vague de chaleur et encore plus de canicule », explique Sébastien Léas, prévisionniste pour l'organisme public contacté par 20 Minutes. Alors que l'Hexagone, à l'exception de l'extrême sud-est, devrait garder une partie de la semaine des températures agréables, il devrait voir à nouveau le thermomètre repartir à la hausse à partir de vendredi.
Plus de 30°C à prévoir
C'est le scénario le plus probable parmi les cinquante testés par Météo-France. « En raison de conditions anticycloniques qui vont se remettre en place sur l'Europe de l'Ouest, couplées de hautes pressions en haute altitude qui favorisent la mise en place d'arrivées d'air chaud sur une bonne partie du pays, plus des conditions calmes et ensoleillées, nous pouvons anticiper un scénario avec des températures qui repasseraient le seuil de fortes chaleurs, soit plus de 30 °C, sur une bonne partie du pays », explique Sébastien Léas.
Pour le moment, les scénarios les plus probables n'avancent pas de températures au-dessus du seuil « à très fortes chaleurs » (plus de 35 °C) comme la semaine dernière quand une grande partie de la France a atteint, et même dépassé, les 40 °C par moments. « L'intensité de ces fortes chaleurs reste, à ce stade, incertaine », ajoute-t-il.
Un niveau de température encore difficile à estimer
Des scénarios, et non des prévisions puisque, comme le rappelle le prévisionniste, si la fiabilité des estimations est de 90 à 95 % pour le jour même et le lendemain, elle descend à 80-85 % à J+2 et J+3 puis 60-65 % à J+4 : « C'est pour cela qu'à partir de ce stade, on ne parle plus de prévision mais de scénario le plus probable. »
Si le sud-est de la France est toujours touché par des fortes chaleurs, c'est aussi le cas en Italie et en Europe centrale et orientale où la canicule continue de peser. Ce lundi, environ 130 millions d'habitants devraient connaître des températures supérieures à 35 °C à un moment de la journée selon les calculs de l'AFP.
Au total en Europe, les températures maximales devraient dépasser 30 °C pour plus de 269 millions d'habitants en Europe (hors Turquie), contre plus de 380 millions ce dimanche.



