Climatisation : le coût économique de l'inaction climatique
Climatisation : le coût de l'inaction climatique

Si les fortes températures ont fait transpirer les Français, elles ont aussi échauffé les débats : la climatisation est rapidement devenue un objet de crispation politique. La précocité et l'intensité de ces canicules et vagues de chaleur nous ont brutalement rappelé que le réchauffement climatique est bien là, et que la France entre dans un monde où les périodes à plus de 40 °C vont se multiplier, avec un parc de logements, d'écoles et d'établissements publics encore mal préparés.

Des conséquences sanitaires et économiques massives

Si les conséquences sanitaires sont déjà massives (certaines estimations évoquent plus de 20 000 décès en Europe), il faut aussi prendre en compte un coût économique substantiel : la chaleur ralentit les gestes, réduit l'attention, dégrade le sommeil, augmente les accidents et désorganise le travail.

L'OCDE estime que dix jours au-dessus de 35 °C réduisent la productivité annuelle des entreprises d'environ 0,3 %. Rapporté à l'économie française, cela représente 9 milliards d'euros, une forme de taxe invisible sur la production, dont l'impact est bien plus fort à 40 °C.

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Un cercle vicieux pour l'économie

Cette baisse du PIB rendra encore plus difficile les investissements nécessaires à l'adaptation au changement climatique, et le cercle vicieux est engagé. La canicule a des conséquences sanitaires catastrophiques avec des milliers de morts, mais aussi un grave effet sur l'économie en réduisant la productivité annuelle.

Selon Antonin Bergeaud, auteur de la chronique, le coût de l'inaction climatique se matérialise déjà par cette perte de productivité, qui fragilise la capacité de la France à financer les mesures d'adaptation nécessaires face au réchauffement.

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