Trump assouplit encore la loi sur les espèces menacées
Trump assouplit encore la loi sur les espèces menacées

L'administration Trump a finalisé vendredi deux nouveaux changements qui réduisent encore la portée de la loi sur les espèces menacées (ESA), poursuivant ainsi le démantèlement des normes environnementales aux États-Unis. Cette loi protège notamment le grizzly d'Alaska et le pygargue à tête blanche, rapace symbole du pays.

Deux changements majeurs

Le premier changement abroge la règle qui appliquait par défaut les dispositions de l'ESA aux espèces listées comme « menacées ». Le second permet au gouvernement de prendre en compte les impératifs économiques et la sécurité nationale lorsqu'il décide si une zone peut être désignée comme un « habitat essentiel » pour ces espèces.

Critiques du ministre de l'Intérieur

Le ministre Doug Burgum, chargé de la gestion des terres fédérales, a justifié cette décision en déclarant : « Depuis trop longtemps, l'Endangered Species Act a été instrumentalisé pour bloquer presque tous les projets en Amérique, ce qui fait grimper les coûts pour les familles, affaiblit notre compétitivité et détériore notre sécurité nationale. »

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Une série de mesures contestées

Cette décision intervient une semaine après une autre mesure visant à restreindre la définition juridique du terme « nuire » inscrit dans cette loi. Les défenseurs de l'environnement craignent que cela ne facilite la destruction des habitats naturels jusqu'ici protégés. Ils ont annoncé qu'ils déposeraient une nouvelle plainte devant les tribunaux, comme ils l'ont déjà fait pour la décision précédente.

Réactions des défenseurs de la biodiversité

Noah Greenwald, du Center for Biological Diversity, a qualifié cette décision de « catastrophe pour les espèces menacées de notre pays », ajoutant qu'il s'agissait d'un nouvel exemple de « la complaisance de l'administration pour l'industrie et de la remise en cause des protections de notre air, notre eau, notre faune et notre climat ». Concernant l'« habitat essentiel », il estime que la nouvelle loi est écrite de telle sorte que la Fish and Wildlife Service (FWS) devra s'incliner devant les entreprises en fonction de la valeur du terrain. « Un propriétaire pourrait affirmer faussement qu'il prévoit de construire le nouveau Disneyland chez lui, donc la désignation d'habitat essentiel lui ferait supposément perdre des dizaines de millions de dollars », affirme-t-il.

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