Coupe du Monde 2026 : Trump menace le Canada, Deschamps tire sa révérence
Trump menace le Canada, Deschamps tire sa révérence

Ce samedi 18 juillet 2026, l'équipe de France affronte l'Angleterre à Miami pour la petite finale de la Coupe du Monde de football. Un match que personne n'a vraiment envie de jouer, sauf le sélectionneur Didier Deschamps, qui dispute son ultime rencontre à la tête des Bleus. « Le clap de fin est demain. Je sais que l'équipe de France va me manquer », a-t-il déclaré en conférence de presse. Une victoire permettrait de consoler les supporters, encore marqués par la défaite 2-0 en demi-finale contre l'Espagne.

Slavko Vinčić, l'arbitre ému aux larmes

Autre séquence émotion : le Slovène Slavko Vinčić, 46 ans, a fondu en larmes en apprenant qu'il arbitrerait la finale entre l'Argentine et l'Espagne. Dans une vidéo relayée par la Fifa, on le voit pleurer de joie. Arbitre expérimenté, il a déjà officié lors de trois matchs de ce Mondial et avait arbitré la défaite de l'Argentine contre l'Arabie saoudite (1-2) au Qatar en 2022. Fait cocasse : en mai 2020, il avait été arrêté lors d'une perquisition contre un réseau criminel, soupçonné de trafic de drogue, d'armes et de proxénétisme, avant d'être innocenté.

La trumperie : Donald Trump s'en prend au Canada

Donald Trump menace le Canada en raison des feux de forêts qui génèrent une épaisse fumée descendue du Canada et du nord du Minnesota, provoquant des alertes à la mauvaise qualité de l'air aux États-Unis, notamment à New York où doit se dérouler la finale dimanche. La Fifa a assuré vendredi qu'il n'y avait aucune incidence sur le match, mais le président américain n'a pas contenu sa colère sur Truth Social : « Les États-Unis sont inutilement envahis par un air sale, pollué et nocif pour la santé, dont la qualité représente un danger, totalement inacceptable. » Il a annoncé qu'il appellerait le Premier ministre canadien Mark Carney et menacé d'imposer de nouveaux droits de douane sur les produits canadiens pour « négligence délibérée », accusant ses voisins de « ne pas entretenir correctement » leurs forêts. Le climatosceptique en chef n'a pas évoqué l'environnement, alors que les experts insistent sur le lien entre la multiplication des incendies et le changement climatique.

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La trumperie 2 : Trump se mêle de tactique

Lors d'une réception à New York aux côtés de Gianni Infantino, Trump a tenu des propos de commentateur de bistrot : « Vous avez un grand joueur en Angleterre, avec qui j'ai joué au golf, Harry », en référence à Harry Kane. Puis il s'est lancé dans des considérations tactiques : « Ils ont peut-être commis une erreur en le faisant jouer en défense. Il faut être un peu offensif, non ? » Heureusement, il a admis : « Qu'est-ce que j'y connais en football ? Qu'est-ce que j'y connais en coaching ? » Une rare lucidité.

Le tacle : l'Argentine ne fait pas vibrer l'Amérique latine

Les Français ne sont pas les seuls à vouloir que l'Argentine perde la finale. En Amérique du Sud, la solidarité continentale fait exception pour l'Albiceleste. Un photomontage montrant Lamine Yamal avec le maillot du Brésil et la légende « l'espoir du peuple brésilien » est devenu viral. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a plaisanté lors de sa conférence de presse : « España ! España ! » a répondu la majorité des journalistes. Plusieurs facteurs expliquent cette défiance : le racisme de l'équipe argentine, qui avait insulté des joueurs noirs français en 2022, et de ses supporters (l'un d'eux a dit au streamer noir américain IShowSpeed d'aller « pleurer au zoo »). Selon le sociologue colombien Germán Gomez, les réseaux sociaux alimentent des narratifs selon lesquels l'Argentine est favorisée par la Fifa et Infantino pour offrir une seconde Coupe du Monde à Lionel Messi.

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Carton rouge : le racisme au cœur du Mondial

Le Conseil national des droits de l'Homme du Brésil a exhorté vendredi l'ONU et la Fifa à agir contre un « schéma transnational de racisme structurel, de discrimination raciale et de discours de haine » observé durant le Mondial. La présidente Ivana Leal a cité des chiffres de la Fifa : rien que pour la phase de groupes, plus de 6 millions de publications ont été analysées, dont 89 000 contenus insultants, dont des milliers à caractère raciste. Ce chiffre est 13 fois supérieur aux cas recensés en 2022 au Qatar. Les insultes visant Kylian Mbappé sont un exemple parmi d'autres.