À Sète, un test de livraison fluviale puis à vélo pour décarboner le centre-ville
Test de livraison fluviale et à vélo à Sète ce lundi

Ce lundi 5 juin, une expérimentation de livraison fluviale suivie d'une livraison à vélo-cargo aura lieu à Sète, visant à décarboner le transport de marchandises en centre-ville. Organisée par le Cluster Ten Log, groupement d'entreprises d'Occitanie spécialisé dans le transport logistique durable, et soutenue par Sète Agglopôle Méditerranée, cette démonstration grandeur nature partira de Frontignan.

Un itinéraire fluvial inédit

Les marchandises, déposées par les fournisseurs partenaires au quai des Jouteurs à Frontignan, seront chargées sur une péniche de l'association L'Équipage. L'embarcation empruntera le canal du Rhône à Sète, puis le port de Sète-Frontignan, en évitant les ponts. Le trajet, d'une durée estimée entre 1 heure et 1 heure 30, permettra de charger les vélos-cargos électriques de la société SEV, déjà active à Montpellier, qui assureront la livraison du dernier kilomètre.

Une cargaison variée pour tester la faisabilité

La cargaison comprendra des cartons de sauce soja, des fûts de bière et du matériel informatique. Selon Jean Marchand, chef de projet pour la SAM, cette démonstration n'a pas vocation à être pérennisée à court terme : « C'est plutôt un point de départ pour le groupe de travail qui s'est constitué, dans le cadre de la charte logistique urbaine durable. L'objectif de l'opération du 6 juin, c'est surtout de vérifier que ce type de livraison est possible à Sète, et d'identifier les points de blocages pour rendre cette logistique opérationnelle à grande échelle. »

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Un triple objectif environnemental et urbain

La mise en place des livraisons fluviales pourrait répondre à trois enjeux : réduire la pollution atmosphérique en centre-ville, limiter le nombre de véhicules lourds dans les secteurs embouteillés, surtout en été, et offrir une alternative aux transporteurs confrontés à l'occupation abusive des places de livraison par des véhicules particuliers. Cependant, des questions subsistent, notamment sur le coût du transport, qui augmente avec l'ajout d'intermédiaires. « Est-ce que c'est le client ou le fournisseur qui va payer ? Est-ce qu'il peut y avoir un accompagnement financier au titre de la décarbonation et du développement durable ? » s'interroge Jean Marchand. Le groupe de travail devra également se pencher sur ces aspects.

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