Ce samedi 26 juillet, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés devant le parc Marineland d'Antibes, dans les Alpes-Maritimes, pour dénoncer le maintien en captivité des orques et des dauphins. Organisé par les associations One Voice, C'est assez ! et le collectif Anti-Captivité, ce rassemblement marque la reprise des actions de protestation après une année marquée par la pandémie de Covid-19.
Un combat qui dure depuis des années
Les associations dénoncent les conditions de vie des cétacés dans les bassins du parc, jugées contraires à leur bien-être. Selon One Voice, la France compte encore 28 orques et 350 dauphins captifs, principalement dans des delphinariums. Les manifestants réclament l'interdiction de la captivité de ces animaux, à l'image de ce qui a été fait dans plusieurs pays comme le Canada, le Royaume-Uni ou encore la Suisse.
Muriel Arnal, présidente de l'association One Voice, a déclaré : « On maintient la captivité des orques et des dauphins en France, c'est une honte. Ces animaux sont intelligents, sociaux, ils parcourent des centaines de kilomètres dans la nature. Les maintenir dans des bassins de béton est une cruauté. »
Des avancées législatives insuffisantes
En 2021, le gouvernement français a annoncé l'interdiction progressive des delphinariums, mais sans date butoir précise. Les associations jugent cette mesure insuffisante et demandent une loi claire interdisant la captivité des cétacés. Selon un sondage Ifop de 2020, 67 % des Français se disent favorables à l'interdiction des delphinariums.
Le parc Marineland, de son côté, défend ses installations et affirme respecter les normes en vigueur. Dans un communiqué, la direction rappelle que « les animaux sont suivis par des vétérinaires et bénéficient de soins de qualité ». Les associations contestent ces arguments et pointent du doigt les problèmes de santé récurrents chez les orques captives, comme les maladies dentaires ou les troubles du comportement.
Un mouvement qui s'étend en Europe
Les manifestations s'inscrivent dans un mouvement plus large en Europe. En juin, une pétition lancée par l'association Peta a recueilli plus de 500 000 signatures pour demander la fermeture du Marineland d'Antibes. Par ailleurs, plusieurs pays européens ont déjà interdit ou restreint la captivité des cétacés : la France fait figure de mauvais élève selon les militants.
La prochaine action est prévue le 15 août, avec un rassemblement devant le parc Astérix, qui détient également des dauphins. Les associations espèrent ainsi maintenir la pression sur les pouvoirs publics et les exploitants de parcs.



