Stand Up for Science dénonce une réforme du financement de la recherche
Stand Up for Science dénonce la réforme du financement

Le mouvement Stand Up for Science a exprimé mardi 9 juillet 2026 son opposition à la réforme du financement de la recherche présentée par le gouvernement. Selon un communiqué, cette réforme menace de réduire les budgets alloués aux laboratoires et de centraliser les décisions, au détriment de l'autonomie scientifique.

Une réforme contestée

Le projet de loi prévoit de modifier les mécanismes de distribution des crédits de recherche, en orientant davantage les fonds vers des programmes prioritaires définis par l'État. Pour Stand Up for Science, cela risque de "fragiliser la recherche fondamentale" et de "limiter la liberté académique". Le mouvement, qui regroupe des chercheurs et des universitaires, a lancé une pétition qui a déjà recueilli plus de 12 000 signatures en 48 heures.

Les craintes des chercheurs

Selon le porte-parole du mouvement, le professeur Jean Dupont, "cette réforme est une attaque directe contre l'indépendance des laboratoires. Nous ne pouvons pas accepter que les priorités de la recherche soient dictées uniquement par des considérations économiques à court terme." Les chercheurs redoutent une baisse de 15 % des budgets non fléchés, ce qui compromettrait des projets exploratoires.

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Réponse du gouvernement

Le ministère de la Recherche a défendu la réforme, affirmant qu'elle vise à "optimiser l'utilisation des fonds publics et à renforcer la compétitivité française". Dans un communiqué, le ministère assure que "les crédits globaux de la recherche ne diminuent pas, mais sont mieux ciblés". Toutefois, les syndicats de l'enseignement supérieur restent sceptiques et appellent à une mobilisation le 15 juillet prochain.

Impact sur la communauté scientifique

La réforme intervient dans un contexte de tensions budgétaires. En 2025, le budget de la recherche avait déjà été réduit de 2,3 % par rapport à 2024. Les chercheurs estiment que cette nouvelle orientation pourrait accélérer l'exode des talents vers l'étranger, où les conditions de financement sont plus favorables. Une enquête menée par Stand Up for Science révèle que 68 % des chercheurs interrogés envisagent de quitter la France si la réforme est adoptée en l'état.

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