Sophie Adenot, astronaute française actuellement à bord de la Station spatiale internationale (ISS), a répondu ce dimanche à une question fréquemment posée par le public : quelle est l'odeur de l'ISS ? Dans sa capsule vidéo hebdomadaire intitulée « La science du dimanche matin », elle a détaillé le fonctionnement de l'odorat en apesanteur et les différences olfactives selon les zones de la station.
Un mécanisme d'odorat similaire, mais une ventilation cruciale
Adenot explique que l'odorat fonctionne de la même manière dans l'ISS que sur Terre, à une différence près : sans ventilation, les astronautes seraient « piégés dans leur propre bulle d'odeurs ». Elle imagine l'« enfer » si l'équipage avait mangé des haricots toute la journée. Heureusement, grâce au système de ventilation, « ça ne sent pas mauvais, ça ne sent pas bon, c'est plutôt neutre dans la plupart des endroits ».
Un « odeur-o-mètre » pour évaluer les zones
La semaine dernière, Adenot avait publié une vidéo où elle utilisait un « odeur-o-mètre » pour évaluer l'intensité des odeurs dans différentes parties de l'ISS. Selon elle, le module européen Columbus et la coupole sont dépourvus d'odeurs. Les toilettes non plus n'ont pas d'odeur particulière. En revanche, le module où les astronautes font pousser des légumes sent fort, « comme la Terre », une odeur qui lui manque particulièrement, surtout celle « de la forêt après une averse ». Près de la zone de sport, où les astronautes gardent leurs chaussures de vélo, flotte une légère odeur de vestiaire.
La procédure maison contre les mauvaises odeurs
Si une odeur persiste, Adenot a mis au point une procédure : demander à Houston d'augmenter la ventilation, l'équivalent d'ouvrir une fenêtre sur Terre. Si personne n'est joignable, elle utilise des moyens artisanaux, comme faire souffler un ventilateur vers la « zone contaminée ».



