La flotte de Canadair a été mise à rude épreuve durant l'été 2026. Derrière le défaut de moyens aériens, plusieurs facteurs sont pointés du doigt : l'intensité exceptionnelle des incendies, leur simultanéité sur plusieurs régions, et la difficulté croissante de maintenance des appareils.
Des feux plus intenses et simultanés
Les pompiers ont dû faire face à des feux d'une violence inédite, alimentés par la sécheresse et les températures records. « La simultanéité de plusieurs départs de feu a saturé les capacités d'intervention », explique un porte-parole de la Sécurité civile. Selon les données du ministère de l'Intérieur, le nombre de départs de feu simultanés a augmenté de 40 % par rapport à la moyenne décennale.
Une maintenance des Canadair de plus en plus complexe
Par ailleurs, la maintenance des Canadair, vieillissants, pose problème. Les pièces détachées sont rares et les coûts d'entretien explosent. « Chaque heure de vol nécessite plusieurs heures de maintenance », précise un technicien de la base aérienne de Marignane. La flotte compte aujourd'hui une douzaine d'appareils opérationnels, contre une vingtaine il y a dix ans.
Des solutions à long terme
Face à cette situation, le gouvernement a annoncé le renouvellement de la flotte d'ici 2030, avec des appareils plus modernes et adaptés au changement climatique. En attendant, des renforts internationaux ont été sollicités. L'été 2026 restera comme un tournant dans la gestion des incendies en France, où la nécessité d'investir dans des moyens aériens performants devient cruciale.



