Une petite philosophie de la bagnole : série estivale du Nouvel Obs
Petite philosophie de la bagnole : série estivale du Nouvel Obs

Le Nouvel Obs lance une série d'été intitulée « Une petite philosophie de la bagnole », qui explore les dimensions philosophiques, psychologiques et écologiques de l'automobile. À travers six épisodes publiés du numéro en kiosque de la semaine à la mi-août, le journaliste Eric Aeschimann propose une réflexion sur notre rapport à la voiture.

Pourquoi une philosophie de l'automobile ?

L'automobile joue un rôle central dans l'imaginaire des sociétés occidentales et représente un enjeu majeur de la crise écologique. En France, les véhicules particuliers sont responsables de 17 % des émissions de CO2. Pourtant, comme le souligne Aeschimann, le sujet est largement délaissé dans les rayons « sciences humaines » des librairies, même par les penseurs de l'écologie. C'est cette lacune que cherche à combler la série.

Des sources variées et inattendues

Aeschimann s'appuie sur des travaux existants, notamment le livre « Auto-destruction » du philosophe autrichien Kilian Jörg, publié par Wildproject. Il mobilise des concepts de Baudrillard, Adorno, Sloterdijk, mais aussi de Barthes, Latour, Rousseau, François Dagognet, Matthew Crawford et Nelo Magalhães. Il découvre que Foucault et Beauvoir aimaient conduire, et puise chez Marx, Derrida et Bataille des notions pour comprendre la fascination qu'exerce la voiture.

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Six épisodes pour explorer la « métaphysique de la bagnole »

Chaque épisode traite d'une dimension différente : notre rapport à la nature, notre désir de liberté, le plaisir de bricoler, les identités de genre, le goût pour la destruction. L'objectif est d'esquisser une véritable « métaphysique de la bagnole », en révélant des vérités profondes sur la nature humaine à partir d'un objet de ferraille et de plastique. La série est accompagnée de photographies de Vincent Migeat.

Un paradoxe écologique et philosophique

Aeschimann invite à méditer sur le paradoxe troublant : ces réflexions sur la liberté et le plaisir émergent d'un objet qui contribue à la crise climatique. Il conclut en souhaitant de bonnes vacances aux lecteurs, précisant que lui-même voyagera en train.

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