Le projet de loi RIPOST, récemment déposé par des députés d'extrême droite, suscite une vive polémique. Ce texte, présenté comme une mesure de sécurité, vise en réalité à restreindre les rassemblements festifs et culturels. Les auteurs de la tribune parue dans Libération dénoncent une attaque contre la fête, une rengaine vieille comme l'extrême droite.
Un projet liberticide
La loi RIPOST propose d'interdire tout événement non déclaré, sous prétexte de lutter contre les nuisances sonores et les débordements. Les critiques y voient une volonté de contrôler les espaces publics et de museler les expressions populaires. Les festivals, les bals populaires, les fêtes de quartier seraient directement visés.
Une tradition d'oppression
L'extrême droite a toujours eu une relation conflictuelle avec la fête. Dans les années 1930, les régimes fascistes interdisaient les carnavals et les rassemblements joyeux. Aujourd'hui, ce projet de loi s'inscrit dans cette même logique de contrôle social. Les signataires de la tribune rappellent que la fête est un droit fondamental, un espace de liberté et de convivialité.
- Interdiction des rassemblements non déclarés
- Renforcement des contrôles de police
- Amendes dissuasives pour les organisateurs
Les conséquences sur la vie associative
Les associations culturelles et les comités des fêtes seraient les premiers touchés. Beaucoup d'entre eux organisent des événements sans déclaration préalable, faute de moyens. La loi RIPOST les contraindrait à cesser leurs activités. C'est toute la vie locale qui serait appauvrie.
Les auteurs de la tribune appellent à la mobilisation contre ce texte. Ils soulignent que la fête est un rempart contre l'individualisme et la morosité ambiante. S'attaquer à la fête, c'est s'attaquer au lien social.
Un débat nécessaire
Le débat parlementaire sur la loi RIPOST s'annonce houleux. Les opposants espèrent faire reculer le gouvernement sur ce projet. En attendant, des collectifs citoyens se forment pour organiser des fêtes sauvages, en signe de résistance. La fête, décidément, reste un acte politique.



