Le ministre de la Transition écologique, Sébastien Lecornu, a tiré la sonnette d'alarme, jeudi 2 juillet, à Marseille, en évoquant des feux de forêts « assez violents et prématurés » qui ont touché la région. Cette déclaration intervient alors que la saison des incendies semble s'être ouverte plus tôt que prévu, avec des départs de feu dès le printemps.
Des incendies précoces et intenses
Selon les informations communiquées par le ministre, plusieurs foyers ont été signalés dans les Bouches-du-Rhône, notamment dans le massif des Calanques et les collines environnantes. « Nous avons déjà enregistré plus de 200 hectares brûlés depuis le début de l'année, soit une augmentation de 40 % par rapport à la moyenne des dix dernières années à la même période », a précisé Sébastien Lecornu lors d'une conférence de presse.
Le ministre a souligné que ces incendies sont « particulièrement violents en raison de la sécheresse persistante et des températures élevées » qui ont marqué le printemps 2026. La région Provence-Alpes-Côte d'Azur a connu un déficit pluviométrique de 30 % depuis janvier, aggravant la vulnérabilité des massifs forestiers.
Un appel à la vigilance
Sébastien Lecornu a appelé les habitants et les touristes à la plus grande vigilance, rappelant que « 90 % des incendies sont d'origine humaine, souvent par imprudence ». Il a également annoncé le renforcement des moyens de surveillance et d'intervention, avec le déploiement de drones et de patrouilles mobiles supplémentaires.
« Nous devons anticiper et nous préparer à une saison estivale qui s'annonce particulièrement difficile », a-t-il déclaré, en remerciant les pompiers pour leur mobilisation. Le ministre a également insisté sur l'importance de la prévention, notamment en évitant les travaux à risque et en respectant les interdictions de feux en forêt.
Des conséquences écologiques et économiques
Au-delà des dégâts matériels, ces incendies précoces ont un impact lourd sur la biodiversité et l'économie locale. Les zones brûlées abritent des espèces protégées, comme le pin d'Alep et le ciste de Montpellier, qui mettront des années à se régénérer. Par ailleurs, les activités touristiques et agricoles sont perturbées, avec des pertes estimées à plusieurs millions d'euros.
Le ministre a conclu en rappelant que le changement climatique « n'est plus une hypothèse lointaine, mais une réalité quotidienne » et que la France doit s'adapter pour faire face à ces phénomènes extrêmes. Il a promis un plan d'action renforcé pour la protection des forêts méditerranéennes, à présenter dans les prochaines semaines.



