Glucksmann promet une révolution écologique en 100 jours
Glucksmann promet une révolution écologique en 100 jours

Lors d'un entretien accordé au Monde, publié mardi 25 août 2026, Raphaël Glucksmann, candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2027, a annoncé qu'il engagerait une « révolution écologique » dans les cent premiers jours de son mandat s'il est élu président de la République. Cette promesse s'inscrit dans un projet plus large de transformation du pays, qu'il présente comme une réponse urgente à la crise climatique.

Une feuille de route ambitieuse pour les cent premiers jours

Selon le quotidien, le député européen et co-président du groupe Renew Europe au Parlement européen détaille dans cet entretien les mesures qu'il souhaite mettre en œuvre immédiatement après son éventuelle investiture. Il évoque notamment une loi de programmation écologique, un plan d'investissement massif dans les énergies renouvelables, et une réforme fiscale visant à pénaliser les activités les plus polluantes. Glucksmann insiste sur la nécessité d'agir « sans attendre » et de « sortir de l'immobilisme » qu'il attribue aux gouvernements précédents.

Le candidat social-démocrate, connu pour ses positions pro-européennes et son engagement en faveur du climat, affirme que cette révolution écologique sera « le cœur de son quinquennat ». Il précise que les cent jours seront consacrés à des mesures immédiatement exécutables, sans passer par de longues concertations, afin de montrer « la détermination du nouveau pouvoir ».

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Des mesures concrètes et un calendrier serré

Parmi les mesures évoquées, Glucksmann cite la création d'un « bouclier énergétique » pour protéger les ménages les plus modestes, l'accélération de la rénovation thermique des bâtiments, et le développement des transports en commun. Il propose également la mise en place d'une « assemblée citoyenne pour le climat » chargée de suivre la mise en œuvre des lois écologiques. Le candidat précise que ces mesures seraient financées par une taxe sur les grandes fortunes et une réorientation des subventions aux énergies fossiles.

Raphaël Glucksmann, qui avait déjà fait de l'écologie un axe central de sa campagne, justifie ce calendrier par l'urgence de la situation. « Nous n'avons plus le temps de tergiverser », déclare-t-il, citant les rapports du Giec et les événements climatiques extrêmes de l'été 2026. Il appelle les Français à « un sursaut collectif » et à « un changement de modèle ».

Une stratégie politique pour se démarquer

Cette annonce intervient alors que la campagne présidentielle s'annonce très disputée, avec plusieurs candidats écologistes en lice. En promettant une action rapide et radicale, Glucksmann cherche à se positionner comme le candidat le plus crédible sur le sujet, face notamment à Yannick Jadot ou à Marine Tondelier. Il espère ainsi capter l'électorat sensible à l'écologie, tout en se distinguant par son approche sociale et européenne.

Le candidat affirme que cette révolution écologique ne se fera pas contre les Français, mais avec eux, en associant les collectivités locales, les entreprises et les syndicats. Il promet un « pacte écologique et social » qui garantirait la création d'emplois et la justice sociale. Selon lui, cette transition est une opportunité pour moderniser l'économie française et renforcer son indépendance énergétique.

La proposition de Glucksmann intervient dans un contexte où l'écologie est devenue un enjeu majeur de la campagne, mais où les électeurs restent partagés sur la crédibilité des candidats. Une enquête récente indique que 67 % des Français considèrent l'écologie comme une priorité, mais seulement 38 % jugent que les candidats proposent des mesures concrètes. Glucksmann espère combler ce fossé en présentant un plan détaillé et chiffré, qu'il promet de dévoiler intégralement dans les prochaines semaines.

La suite de la campagne dira si cette promesse de « révolution écologique en cent jours » convaincra les électeurs, ou si elle sera perçue comme une énième promesse électorale. En attendant, le candidat prévoit de tenir des meetings dans plusieurs grandes villes de France dès septembre pour défendre son projet et répondre aux critiques.

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