Robert Ruas, ancien maire de Saint-Jean-du-Gard de 1971 à 1989, est décédé le vendredi 21 août à l'âge de 87 ans, à la suite d'un accident domestique survenu dans sa maison familiale du village. La cérémonie religieuse se déroulera ce jeudi 27 août à 11 heures au temple, place Augustine-Soubeiran, suivie de la crémation dans la plus stricte intimité familiale.
Un parcours politique marqué par l'UDF et le Parti républicain
Né en 1939 aux Plantiers, Robert Ruas aurait eu 88 ans en janvier prochain. Il a marqué la vie politique locale sous les couleurs de l'UDF (Union pour la démocratie française) et du Parti républicain de l'ancien président de la République, Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981). Ses mandats électoraux témoignent d'un engagement durable : dix-huit ans à la tête de la mairie (de 1971 à 1989), dix-neuf ans comme conseiller général (de 1973 à 1992) et dix-huit ans comme conseiller régional (de 1986 à 2004).
Des réalisations majeures pour le village
À son crédit, de nombreuses réalisations : la construction du lycée Marie-Curie, le désenclavement du village grâce à la déviation, la pérennisation du Train à vapeur des Cévennes (Tac) et l'installation des collections du Musée des vallées cévenoles dans un local municipal, ouvrant la voie à l'ouverture du musée Maison-Rouge. Son frère, Michel, a été maire de 2014 à 2023, avant de démissionner et de rester simple conseiller municipal jusqu'aux élections de mars dernier.
Un engagement associatif et familial
Outre son attachement viscéral à "ses Cévennes" qu'il a longuement parcourues à vélo au moment de sa retraite d'entrepreneur prise à 60 ans, Robert Ruas s'est investi dans de nombreuses associations, notamment auprès des personnes handicapées et de l'enfance. Dans cet esprit, la famille invite à verser des dons à la fondation SOS Villages d'Enfants, à Handicap International ou à l'Unicef.
Ses trois enfants, Emmanuel, Anna et Étienne, témoignent de son immense chagrin à la mort de son épouse, Anne-Marie, née Vésinet, en 2010. Ses huit petits-enfants l'appelaient "Papi Robi". Sous son caractère rude se cachait une grande sensibilité, et l'engagement de l'homme public ne s'est jamais fait au détriment de la vie personnelle. Midi Libre présente à l'ensemble de la famille ses plus sincères condoléances.



