Le maire de Saint-Pierre-de-Manneville, près de Rouen, a réussi à identifier l'auteur présumé d'un dépôt sauvage dans une forêt de sa commune. Moins d'une semaine après son coup de gueule, les déchets ont été retirés, non par l'ONF ou la commune, mais par la personne qui les avait déposés.
Un maire en colère face au dépôt sauvage
Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, Nicolas Amice, maire de la commune, exprime sa colère devant le monticule d'immondices abandonnés en pleine forêt. « Je suis en pleine forêt, ici on peut voir des dépôts d'immondices, donc y a vraiment des dégueulasses, il y a de la merde partout. Donc, je vais regarder, je vais fouiller avec mes gants pour trouver un indice », a-t-il déclaré.
En fouillant les déchets, le maire est parvenu à retrouver l'identité de l'auteur présumé. Il a ensuite lancé un ultimatum sur son compte LinkedIn, s'adressant directement au « gros dégueulasse » à l'origine du dépôt. « Je laisse une dernière possibilité à la personne concernée : venir retirer immédiatement son dépôt », a écrit l'édile, qui a annoncé son intention de porter plainte passé 20h.
Une issue rapide et une mise en garde
Moins d'une semaine après ce coup de gueule, Nicolas Amice a donné des nouvelles sur ses réseaux sociaux. « Un miracle est apparu à Saint-Pierre-de-Manneville... Il n'y a plus de déchets. Ils ont été retirés non pas par l'ONF ni par la commune, mais par la personne qui les a déposés », a-t-il indiqué. Le maire a précisé que « l'enquête suit son cours avec les éléments transmis à la gendarmerie ».
Dans sa conclusion, l'édile a tenu à rappeler fermement les règles : « Je ne remercie pas la personne qui est venue récupérer ces déchets, c'est un strict minimum. Je vous conseille fortement de ne pas refaire ce genre de choses, on ira systématiquement jusqu'au bout et on ira systématiquement chercher l'auteur ». Cette affaire illustre la détermination des élus locaux face aux dépôts sauvages, un phénomène en hausse dans plusieurs régions.



