Ce mercredi 1er juillet, sur l'esplanade Charles de Gaulle à Montpellier, parents, enseignants et élèves se sont rassemblés pour un dernier coup de massue avant les vacances scolaires, organisé par l'association "Une école, un avenir".
Des conditions insupportables dans les écoles
La chaleur extrême dans les établissements montpelliérains, une centaine de classes fermées dans l'Hérault, des suspicions d'agressions sexuelles dans le périscolaire… "À la fin de l'année, c'est comme une cocotte-minute pour les parents qui sont fatigués", dénonce Monique Demante, co-porte-parole de l'association.
À l'ombre des arbres et entourés de jets d'eau, plusieurs témoignages ont été entendus : "j'ai enlevé mes enfants de l'école à cause de la chaleur", a déclaré un parent d'élève. Un professeur des écoles a ajouté : "on ne fait que de la garderie, l'école perd son rôle d'éducation".
Des revendications claires
Les mêmes demandes persistent depuis des semaines : la climatisation dans toutes les écoles, un protocole clair de signalement des faits et d'écoute des familles par la mairie, ainsi que du personnel AESH supplémentaire. "Les enfants sont la dernière roue du carrosse de la République, on a envie de dire que ça suffit", a lancé un participant.
Malgré la gravité des sujets, le mouvement se voulait festif et joyeux. "Parce que ce sont des sujets difficiles et qu'il faut qu'on arrive à trouver de la joie, des solutions collectives et des moments où on peut se retrouver", explique Murielle Kosman, cofondatrice de l'association en 2021, créée pour faire du lien entre les parents alors que les AESH manquaient.
Un espoir pour l'avenir
Murielle Kosman espère des réactions des politiques dès l'année prochaine. Le rassemblement a marqué la fin d'une année scolaire éprouvante, avec l'espoir que les revendications aboutissent à des mesures concrètes pour protéger les enfants.



