Alors que le mois de juillet débute à peine, la tension sur la ressource en eau est déjà vive dans de nombreux territoires français, y compris en Bretagne, pourtant arrosée par un hiver pluvieux. La longue et brûlante canicule qui s'achève doucement n'a évidemment pas arrangé la situation. Dans le Morbihan, Pontivy Communauté a pris des mesures radicales, imposant des arrêts de production à plusieurs usines du secteur.
L'usine de chips Brets à l'arrêt
Depuis plusieurs jours, le fabricant de chips Altho, qui produit la marque Brets, a dû stopper ses lignes de production. « En raison de la très forte sollicitation du réseau de distribution d'eau liée à l'épisode caniculaire exceptionnel, Pontivy communauté a mis en œuvre des restrictions d'accès à l'eau qui contraignent Altho à suspendre temporairement l'activité de ses deux sites de production bretons », a indiqué l'entreprise. Le patron du groupe a confié au Télégramme : « On n'a jamais vu ça. »
Face à ce chômage technique imposé, le groupe était en discussion avec la collectivité pour envisager une reprise d'activité « le dimanche 28 juin au soir sur un site et potentiellement le lundi 29 juin sur le second site », selon Altho.
Des stocks limités et des pertes de matière première
Le groupe tente de rassurer ses partenaires de la grande distribution : « Les stocks de produits finis couvrent une moyenne de vente d'une dizaine de jours. » Cependant, une partie de la matière première a été perdue, ce qui pourrait entraîner des ruptures d'approvisionnement à plus long terme.
Pas de pluie en vue en Bretagne
Si la chaleur s'est atténuée en Bretagne, où plus aucun département n'est en vigilance canicule, l'inquiétude grandit autour des ressources en eau. Confrontée à un manque de précipitations, la région est en alerte sécheresse et doit gérer ses stocks pour passer l'été. Aucune pluie n'est annoncée à Pontivy pour les quinze prochains jours.
Selon nos confrères du Télégramme, les consommations en eau ont explosé sous l'effet de la chaleur. Dans ce territoire rural, de nombreux agriculteurs et éleveurs ont surconsommé pour tenter de sauver leurs cultures et leurs animaux. Dans la région, des milliers d'animaux ont péri en raison des trop fortes chaleurs, et leur évacuation pose de gros problèmes.



