Le Syndicat mixte du bassin versant du Tarn-amont, en partenariat avec le CPIE du Rouergue, donne rendez-vous au public le vendredi 31 juillet à 9h au bord du Tarn à Saint-Hilarin, sur la commune de Rivière-sur-Tarn, pour une matinée de sensibilisation et d'arrachage de l'ambroisie. Cette plante exotique envahissante, dont le pollen est fortement allergisant, connaît une croissance rapide en cette fin juillet, et les autorités locales appellent à la mobilisation.
Une plante à ne pas sous-estimer
L'ambroisie, originaire d'Amérique du Nord, prolifère dans les sols perturbés et le long des cours d'eau. Ses tiges rougeâtres se ramifient en forme de candélabre, un port caractéristique. Le pollen de l'ambroisie est l'un des plus allergisants : il peut provoquer rhinite, conjonctivite, asthme et urticaire chez les personnes sensibles. Selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), environ 10 % de la population française y est allergique, et ce chiffre est en augmentation.
Des gestes simples pour limiter la propagation
Les organisateurs rappellent qu'il est encore temps d'agir : « Tant que les ambroisies ne sont pas en pollen, arrachez-les sans risque pour la santé, avec gants et masque à portée de main. » Ils recommandent de signaler toute observation dans une commune par mail au secrétariat de la mairie, à l'attention du référent ambroisie, ou via la plateforme nationale publique signalement-ambroisie.atlasante.fr. Pour l'Aveyron, un relais départemental est joignable au 05 65 61 06 57.
Un chantier participatif ouvert à tous
La matinée du 31 juillet comprendra une présentation de l'espèce, les enjeux de santé publique, la prévention et les actions de lutte, suivies d'un chantier d'arrachage. Les participants doivent prévoir des gants, des manches longues, un chapeau et de l'eau. L'objectif est de réduire la présence de cette plante invasive avant sa floraison, prévue dans les prochaines semaines. Le syndicat insiste sur l'importance de la coopération citoyenne pour enrayer la dissémination de l'ambroisie, qui colonise déjà plusieurs zones du bassin-versant du Tarn-amont.



