Antibes : Leonetti refuse la polémique sur les douches de plage
Antibes : Leonetti refuse la polémique après le rappel du préfet

Le maire d'Antibes, Jean Leonetti, a choisi l'apaisement après le rappel à l'ordre du nouveau préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Girier, concernant le refus de la ville de fermer ses douches de plage malgré l'alerte sécheresse. « Le préfet a raison de dire que la règle doit être respectée. Que voulez-vous qu'il dise d'autre ? », a déclaré Leonetti le 28 juillet 2026, en marge d'une réunion sécurité à la mairie. Il a confirmé avoir déjà échangé avec le préfet : « Il ne tombera pas dans la polémique, je ne tomberai pas dans la polémique, on va travailler ensemble pour faire en sorte qu'on utilise le moins d'eau possible en période de sécheresse. »

Un conflit autour des restrictions d'eau

Depuis plusieurs semaines, Antibes s'oppose à la préfecture sur la fermeture des douches de plage, imposée par l'arrêté sécheresse. La ville estime que ces mesures ne tiennent pas compte de ses spécificités hydrologiques. « Nous apportons des arguments pour que les règles soient mieux adaptées à une action efficace commune », a insisté Leonetti, tout en maintenant que les douches restent ouvertes pour des raisons sanitaires.

Le 6 juin 2026, les élus de la Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis (Casa), présidée par Leonetti, avaient voté une motion à l'attention des services de l'État. Celle-ci soulignait que la commune puise « l'essentiel de son alimentation en eau dans la nappe alluviale du Var et non dans la Brague », contrairement à d'autres communes du département. Ce constat géologique est au cœur de la contestation.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les blocages autour de la réutilisation des eaux usées

Au-delà de cette querelle, Jean Leonetti dénonce régulièrement les lourdeurs administratives qui freinent le développement de la réutilisation des eaux usées traitées (REUT). Antibes se présente comme un bon élève : elle utilise déjà cette eau pour le nettoyage urbain et l'arrosage. Mais l'agglomération attend toujours le feu vert des services de l'État et de l'Agence régionale de santé (ARS) pour étendre ce dispositif aux zones portuaires.

« Nous multiplions les investissements et les recherches de solutions pérennes pour préserver la ressource, mais les blocages administratifs sont incompréhensibles », a regretté le président de la Casa. Selon lui, ces lenteurs compromettent les efforts locaux face à la sécheresse.

Un appel à une approche territoriale

La motion du 6 juin appelait à « une approche enfin adaptée au territoire ». Leonetti compte remettre cet argument sur la table préfectorale. Il souhaite que les règles tiennent compte des réalités hydrogéologiques locales, comme l'alimentation par la nappe du Var. « On va travailler ensemble », a-t-il répété, espérant une évolution réglementaire.

Le préfet Girier, lors de sa prise de fonction, avait rappelé que « la règle doit être respectée par tous ». Mais Leonetti, tout en reconnaissant la légitimité du préfet, veut convaincre de la nécessité d'assouplir les contraintes pour les communes qui investissent dans des alternatives durables.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale