A69 validée par le Conseil d'État : une décision définitive
A69 validée par le Conseil d'État : décision définitive

Le Conseil d’État a rendu ce lundi une décision définitive concernant l’autoroute A69 reliant Toulouse (Haute-Garonne) à Castres (Tarn). La plus haute juridiction administrative a validé l’autorisation environnementale du projet, contestée par plusieurs collectifs écologistes. Cette validation rend « définitive » la décision de la cour administrative d’appel de Toulouse, qui avait annulé en décembre le jugement du tribunal administratif de Toulouse de février 2025.

Les objectifs du projet selon le Conseil d’État

Dans un communiqué, le Conseil d’État précise que le projet autoroutier répond à quatre objectifs distincts : réduire le temps de trajet entre Castres et Toulouse, améliorer le cadre de vie des riverains, procurer un gain de sécurité routière et contribuer au développement de l’agglomération castraise. L’institution estime qu’aucune alternative, comme l’aménagement du réseau existant, la mise à deux fois deux voies de la RN126 ou l’amélioration de la liaison ferroviaire, ne constitue une « solution alternative satisfaisante » pour atteindre ces objectifs aussi efficacement que l’autoroute.

Un projet contesté par les opposants

En février 2025, le tribunal administratif de Toulouse avait annulé les autorisations environnementales de l’A69, jugeant qu’il ne répondait pas à une « raison impérative d’intérêt public majeur » (RIIPM). Cette décision avait été infirmée par la cour administrative d’appel de Toulouse en décembre. Les associations écologistes, soutenues par des scientifiques, dénoncent les destructions de zones humides, de terres agricoles, d’arbres, d’écosystèmes et de nappes phréatiques causées par la construction de ce segment autoroutier de 53 km, débutée en 2023. Le projet vise à réduire d’environ vingt minutes le trajet entre Toulouse et Castres, qui dure actuellement 1h15 en voiture.

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Le collectif d’opposants La voie est libre a réagi avec ironie dans un communiqué : « Le Tarn suffoquera à 69 °C sur le bitume ! » et a ajouté : « C’est officiel, dans un monde qui brûle, le déni climatique est décrété par la plus haute sphère du pouvoir juridique. » Les « anti-A69 » promettent également aux automobilistes l’annonce prochaine d’un tarif de péage « prohibitif ».

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