Une mobilisation citoyenne contre la fin du ramassage des ordures en porte-à-porte à Blaye
Les associations et les habitants de Blaye se sont rassemblés pour protester contre la décision municipale de mettre fin au ramassage des ordures ménagères en porte-à-porte, une mesure prévue à partir de janvier 2026. Cette mobilisation, organisée par le collectif Porte à porte, a rassemblé une soixantaine de personnes le samedi 28 novembre à 14h30 devant le Palais citoyen, malgré des conditions météorologiques difficiles avec du vent froid et de la pluie.
Les associations en première ligne
Parmi les groupes mobilisés, on retrouve l'association Bien vivre la ruralité, l'Association de défense des contribuables et citoyens de Gironde (AD2CG) et l'Union de défense des citoyens de Haute Gironde (UDCHG). Ces organisations ne comptent pas en rester là et envisagent déjà des actions futures pour contrer cette réforme.
Arnaud Bobet, représentant de l'UDCG, a déclaré : « Nous avons déjà fait caler la réforme », faisant référence aux prochaines élections municipales de mars 2026 qui pourraient changer la donne avec l'arrivée de nouveaux élus et une nouvelle gouvernance au sein du syndicat Smicval.
Vers un référendum d'initiative citoyenne
Dominique Schuft partage ce sentiment et affirme : « Nous sommes près de renverser la gouvernance du Smicval ». Arnaud Bobet précise que « la clause de revoyure va permettre aux habitants de leur demander s'ils sont d'accord ou pas sur cette réforme. Il y a aussi des actions au tribunal ».
De son côté, Michel Vilatte de l'association Bien vivre la ruralité souligne : « Ce qu'on souhaite après les municipales, c'est soumettre un référendum d'initiative citoyenne pour savoir ce que veulent les habitants, avec l'engagement des nouvelles municipalités de respecter le résultat de ce référendum ».
Des doutes sur l'efficacité du système de tri
Les associations expriment également des réserves quant au cycle vertueux des déchets promu par le Smicval. Elles critiquent le fait que dans les conteneurs jaunes, on mélange du recyclable et du non recyclable, ce qui nécessite un retraitement au Smicval avant que les déchets non recyclables ne soient finalement envoyés à l'enfouissement.
« On tourne en rond », déplorent-elles, appelant à une législation plus stricte pour imposer aux industriels de réduire les emballages.
Arnaud Bobet remet en question l'aspect financier présenté comme positif de la réforme du Smicval, en citant des chiffres préoccupants : « Les chiffres du Smicval indiquent que l'enfouissement a pris 1% de plus, de 53% à 54% d'enfouissement de nos ordures ! »
Une mobilisation qui se poursuit
Les slogans comme « Rendez-nous nos poubelles » et « Smicval, ta réforme on n'en veut pas » illustrent la détermination des protestataires. Cette mobilisation montre que la question de la gestion des déchets reste un sujet sensible pour les habitants de Blaye, qui entendent faire entendre leur voix jusqu'aux prochaines échéances électorales.



