La troisième canicule de l'année en France, bien que moins intense que la précédente, s'éternise et reste étouffante, selon Météo-France. Ce mercredi, les températures maximales ont atteint 38°C dans le Var et 36°C dans les Bouches-du-Rhône, avec des minimales nocturnes ne descendant pas sous les 22°C dans plusieurs grandes villes du Sud-Est.
Une canicule qui s'installe dans la durée
Météo-France a placé 15 départements en vigilance orange canicule, principalement dans le quart sud-est du pays. Cette vague de chaleur, qui a débuté le 5 juillet, devrait se prolonger au moins jusqu'au 14 juillet. Contrairement à la canicule de juin, qui avait battu des records absolus, celle-ci est qualifiée de « moins exceptionnelle » par les météorologues, mais sa durée la rend particulièrement éprouvante.
« Ce qui caractérise cet épisode, c’est sa persistance. Depuis près d’une semaine, les températures restent très élevées, sans véritable répit nocturne », explique un prévisionniste de Météo-France. Les températures maximales oscillent entre 34°C et 38°C dans les zones concernées, tandis que les minimales peinent à descendre sous les 20°C.
Des disparités régionales marquées
Si le Sud-Est est le plus touché, d'autres régions connaissent des températures élevées mais moins extrêmes. En Île-de-France, les maximales atteignent 32°C, tandis que dans le Nord, elles restent autour de 28°C. L'ouest du pays bénéficie d'un temps plus frais grâce à des entrées maritimes, avec des températures ne dépassant pas 25°C en Bretagne.
Cette canicule est due à une masse d'air chaud remontant du Sahara, combinée à un anticyclone qui bloque les perturbations. « Le phénomène est classique pour la saison, mais son intensité et sa durée sont remarquables », ajoute Météo-France.
Impacts sanitaires et mesures de précaution
Les autorités sanitaires rappellent les gestes de prévention : boire régulièrement de l'eau, éviter les sorties aux heures les plus chaudes et ventiler les pièces. Selon Santé publique France, les passages aux urgences pour coups de chaleur ont augmenté de 30% par rapport à la même période l'an dernier. Les personnes âgées et les enfants sont particulièrement vulnérables.
Dans plusieurs villes, des « îlots de fraîcheur » sont mis en place, comme des parcs ouverts toute la nuit ou des fontaines publiques. À Marseille, la mairie a activé le plan canicule, distribuant des bouteilles d'eau aux sans-abri.
Un contexte de changement climatique
Cette troisième canicule de l'année s'inscrit dans une tendance de fond liée au réchauffement climatique. « Les canicules sont de plus en plus fréquentes et intenses en France. Depuis 2010, on observe une multiplication de ces épisodes », souligne un climatologue. L'année 2026 pourrait être l'une des plus chaudes jamais enregistrées, avec déjà trois vagues de chaleur majeures.



