La station polaire Tara quitte la France pour étudier l'Arctique
Tara quitte la France pour étudier l'Arctique

La goélette Tara, désormais transformée en station polaire dérivante, a quitté Lorient (Morbihan) ce lundi 19 juillet 2026 pour une expédition de deux ans dans l'océan Arctique. L'objectif principal de cette mission est d'étudier les interactions entre le climat et la biodiversité dans cette région menacée par le réchauffement climatique.

Une mission scientifique de long terme

Le navire, long de 36 mètres, a été spécialement aménagé pour permettre à une douzaine de scientifiques de vivre et travailler à bord pendant plusieurs mois. Ils mèneront des recherches sur la glace de mer, le plancton, la chimie de l'océan et les échanges atmosphériques. Selon Romain Troublé, directeur général de la Fondation Tara Océan, « cette mission est cruciale car l'Arctique se réchauffe trois fois plus vite que le reste de la planète ».

Un dispositif unique au monde

Tara sera délibérément prise dans les glaces pour dériver avec la banquise, comme le fit le Fram de Fridtjof Nansen au XIXe siècle. Cette technique permet de collecter des données continues sur une longue période. Le navire emporte 4 tonnes de matériel scientifique, dont des capteurs de CO2, des sondeurs acoustiques et des filets à plancton. Les échantillons prélevés seront analysés en temps réel et envoyés par satellite.

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Des enjeux planétaires

L'Arctique joue un rôle clé dans la régulation du climat mondial. La fonte accélérée de la banquise libère du méthane et de la vapeur d'eau, amplifiant l'effet de serre. De plus, la disparition des glaces menace les espèces emblématiques comme l'ours polaire et le narval. Les scientifiques espèrent comprendre comment les écosystèmes arctiques s'adaptent à ces changements rapides. « Nous allons étudier la résilience de la biodiversité face au réchauffement », explique le chef de mission, le Dr. Jean-Pierre Gattuso.

Un suivi participatif

La mission est ouverte au public via un blog et des vidéos en direct. Les écoles pourront suivre les expériences et poser des questions aux chercheurs. Tara prévoit également de collecter des données pour les modèles climatiques internationaux, contribuant ainsi au GIEC. Le retour du navire est prévu en 2028.

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