RN accusé d'hypocrisie sur son soutien aux pompiers face aux incendies
RN accusé d'hypocrisie sur les pompiers et le climat

En pleine vague d'incendies sans précédent, le Rassemblement national se trouve au cœur d'une polémique. Accusé d'hypocrisie pour ses votes contre plusieurs mesures de soutien aux sapeurs-pompiers, le parti tente de se poser en défenseur de la sécurité civile, mais ses positions passées sur le dérèglement climatique lui reviennent en boomerang.

Des votes contestés à l'Assemblée

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a dénoncé sur X « un moment de grande hypocrisie de l'extrême droite ». Il rappelle que le RN a voté contre le recrutement de sapeurs-pompiers, la revalorisation de leurs salaires et le renforcement de leurs moyens. Lundi, la cheffe des écologistes, Marine Tondelier, a fustigé « les pyromanes de la politique », tandis que ses députés relayaient des visuels hostiles au RN.

Au cœur des critiques figure notamment le vote contre un amendement de gauche en janvier, qui proposait d'augmenter une taxe pour mieux financer les SDIS. Le RN se justifie en affirmant vouloir éviter que cette taxe ne se répercute sur les ménages via les assurances. Le parti avance aussi avoir proposé un amendement pour revoir la répartition des recettes, rejeté par la gauche.

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La riposte du RN

La direction du RN affirme avoir « toujours défendu les pompiers », citant une proposition de loi déposée en février pour améliorer le financement des SDIS, portée par deux députés RN dont un pompier volontaire. Plusieurs responsables dénoncent des « fake news de la gauche » et des « équipes numériques de Renaissance » visant à faire oublier l'annulation des commandes de Canadairs en 2024 sous Gabriel Attal.

Un passif climatique encombrant

Si le RN tente désormais de se poser en défenseur de l'environnement, ses positions passées le rattrapent. Il y a trois ans, Marine Le Pen jugeait le Giec « très alarmiste ». À moins d'un an de la présidentielle, le parti ajuste son discours : la lutte contre le réchauffement serait « au-dessus de la pile », selon le député Jean-Philippe Tanguy. Le RN aurait même « le programme le plus écologique », ose Julien Odoul.

Pourtant, à l'Assemblée, ses députés ont défendu la suspension des nouveaux projets éoliens et solaires, se sont opposés aux ZFE et ont voulu réduire le Fonds vert. Au Parlement européen, Jordan Bardella soutient la remise en cause du Pacte vert. Fin juin, il prônait une « écologie du progrès, de la science et de l'innovation », refusant « l'écologie de la décroissance ». Mardi, la députée Edwige Diaz dénonçait sur CNews les « normes écologiques absurdes » qui pénaliseraient les secours.

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