À Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, la mortalité associée à la chaleur a progressé de 1 184 % en trente ans, soit la plus forte hausse observée en France. C'est ce que révèle une étude du Lancet Countdown Europe, relayée par Le Journal Toulousain.
Des chiffres en forte hausse depuis trente ans
Entre 1991 et 2000, 10,7 décès par million d'habitants étaient associés chaque année aux températures élevées. Entre 2015 et 2024, ce chiffre atteint 139,2, soit treize fois plus. À titre de comparaison, la hausse atteint 965 % à Martigues et 919 % à Toulouse.
Ces données ne signifient pas que la chaleur est directement responsable de tous ces décès. Les chercheurs évaluent la part de la mortalité toutes causes confondues pouvant être associée à l'exposition à des températures élevées.
Des nuits chaudes qui pèsent sur l'organisme
Cette hausse s'explique notamment par les effets des fortes températures sur la santé. Elles peuvent provoquer une surchauffe de l'organisme, mais aussi aggraver certaines maladies, notamment cardiovasculaires. Un risque qui augmente avec l'âge, les personnes âgées étant particulièrement vulnérables.
À Perpignan, la densité des constructions et les surfaces minérales peuvent aussi retenir la chaleur, y compris la nuit. Ce qui laisse moins de temps au corps pour récupérer.
Des pistes d'adaptation à l'étude
Parmi les pistes d'adaptation étudiées figurent notamment la végétalisation des villes et l'aménagement des espaces urbains. Ces mesures visent à réduire l'effet d'îlot de chaleur urbain et à protéger les populations les plus exposées.



