Depuis le début de l'été, les habitants du quartier d'Alco assistent à la disparition progressive du plan d'eau du Château d'Alco, une propriété du Département de l'Hérault. Ce plan d'eau, qui abritait une centaine de canards colverts, s'est réduit à une simple flaque, ne laissant qu'une vingtaine de palmipèdes. Rachel, une riveraine, exprime son désarroi : « Là, il n'y a même plus de lac… C'est une flaque ! » Elle a contacté le Département, mais on lui a répondu qu'il n'y avait pas de budget pour remédier à la situation.
Un plan d'eau qui s'évapore
Le plan d'eau, enchâssé au cœur du domaine du Château d'Alco (l'une des dix folies montpelliéraines du XVIIIe siècle), faisait le bonheur d'une centaine de canards. Avec les vagues de chaleur successives et la porosité du bassin, la surface aqueuse a quasiment disparu. Ne reste qu'une grande flaque où les canards peinent à se dégourdir les palmes et à trouver de la nourriture.
La colère des riverains
Rachel, comme d'autres habitants, observe la dégradation depuis des semaines. « Tout le monde regarde et personne ne fait rien ! J'ai eu le département et il m'a été dit qu'il n'y avait pas de budget pour ça », s'agace-t-elle. Elle ajoute : « Ça crève le cœur de voir ça. En revanche, ce qu'ils aiment arroser ici ce sont les pelouses. » Elle souligne que l'eau arrive depuis l'aqueduc des Arceaux et que les pelouses restent vertes, contrastant avec le plan d'eau asséché.
La position du Département
Du côté du Département de l'Hérault, la situation est présentée différemment. L'institution rappelle que la fonction première du bassin est de stocker les eaux de pluie pour limiter les risques d'inondation en aval. Il s'agit d'un ouvrage technique avec une membrane (une toile de type géotextile) dont l'usure, visible par endroits, entraîne une infiltration rapide de l'eau, provoquant un assèchement plus rapide en période de sécheresse. « Dans ces conditions, le réalimenter n'aurait pas d'effet durable », explique-t-on.
Le sort des canards
Quant aux canards colverts, le Département précise qu'il s'agit d'animaux sauvages qui se déplacent naturellement en fonction des conditions de leur environnement. « À ce jour, aucune mortalité particulière n'a été constatée ou signalée à proximité du bassin », assure l'institution. Les quelques canards restants doivent donc se contenter de la maigre flaque restante.



