Désinformation climatique : les réseaux sociaux en accusation
Désinformation climatique : réseaux sociaux accusés

Une étude publiée par le CNRS le 30 juin 2026 met en lumière le rôle prépondérant des réseaux sociaux dans la propagation de la désinformation climatique. Selon les chercheurs, ces plateformes amplifient les discours climatosceptiques, rendant plus difficile la lutte contre le réchauffement climatique.

Une analyse des contenus en ligne

L'équipe de recherche a analysé plus de 10 millions de messages publiés sur Twitter, Facebook et YouTube entre 2018 et 2025. Les résultats montrent que les contenus climatosceptiques sont partagés 30 % plus souvent que les informations scientifiques validées. « Les algorithmes favorisent les contenus polémiques, ce qui donne une visibilité disproportionnée aux fausses informations », explique Marie Dupont, co-autrice de l'étude.

Les principaux acteurs de la désinformation

L'étude identifie plusieurs catégories d'acteurs : des groupes politiques, des think tanks libertariens, et des influenceurs proches de l'industrie des énergies fossiles. « Ces acteurs utilisent des stratégies sophistiquées, comme la création de faux comptes et l'utilisation de bots, pour amplifier leur message », précise le rapport. En 2025, 45 % des tweets climatosceptiques provenaient de comptes automatisés.

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Un impact sur l'opinion publique

La désinformation climatique a un effet direct sur la perception du réchauffement. L'étude note que dans les pays où l'exposition à ces contenus est la plus forte, la proportion de personnes doutant du consensus scientifique est 15 % plus élevée. « Cela retarde l'adoption de politiques climatiques ambitieuses », souligne le Dr. Pierre Martin, co-auteur.

Des recommandations pour les plateformes

Les chercheurs appellent les réseaux sociaux à renforcer la modération des contenus et à promouvoir les informations sourcées. Ils suggèrent également de modifier les algorithmes pour réduire la viralité des fake news. « Sans action, la désinformation continuera de saper les efforts mondiaux pour le climat », conclut l'étude.

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