Climat : l'appel à la coopération face aux catastrophes de l'été 2026
Climat : il faut coopérer pour survivre, selon Duval

L'été 2026 restera comme un point de bascule dans l'histoire du climat. Pour Guillaume Duval, ex-rédacteur en chef d'Alternatives économiques, cette saison marque l'entrée dans une nouvelle ère où le changement climatique n'est plus une menace lointaine mais une réalité brutale qui frappe ici et maintenant. Dans une carte blanche publiée le 28 juillet 2026, il prévient : si les réflexes de division et de chacun pour soi l'emportent, la société est perdue.

Un été qui change tout

Duval rappelle que les crises précédentes, comme celle des subprimes en 2008 ou la pandémie de Covid-19 en 2020, n'avaient pas altéré durablement les bases de nos conditions de vie. « Il sera impossible d'ignorer que nous sommes entrés dans une nouvelle ère », écrit-il, en soulignant que les canicules et incendies de 2026 menacent directement les forêts, la biodiversité, l'eau, l'agriculture et la possibilité même de vivre dans les villes.

Des divisions devenues obsolètes

Face à l'ampleur du défi, Duval estime que les sujets qui divisaient la société — dette, immigration, islam, assistanat — deviennent « dérisoires ». Selon lui, ces thématiques avaient pour effet de monter les citoyens les uns contre les autres, créant une atmosphère de « pré-guerre civile ». Il appelle à rassembler la société pour mener les transformations nécessaires dans les modes de vie, de production et d'être au monde.

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Le risque du sauve-qui-peut

L'auteur prévient que la catastrophe pourrait aussi renforcer les réflexes individualistes et la recherche de boucs émissaires. « Si ces tendances devaient l'emporter durablement et la fragmentation de notre société s'accentuer, nous serions définitivement perdus », écrit-il. Il estime que la bataille culturelle et politique qui s'ouvre doit promouvoir la solidarité, la protection des plus faibles et la contribution des plus aisés.

Une responsabilité collective

Duval conclut en affirmant que chaque citoyen a une responsabilité déterminante dans les semaines à venir pour marginaliser les diviseurs et les propagateurs de haine, et faire prévaloir la coopération et la mobilisation collective. « Chacun.e d'entre nous a une responsabilité déterminante pour contribuer à marginaliser les diviseurs et faire prévaloir la coopération et la mobilisation collective de toute la société face à la crise climatique », insiste-t-il.

L'auteur et son engagement

Guillaume Duval, coprésident du club Maison commune et ancien speechwriter de Josep Borrell, a également signé le manifeste « Construire 2027 » aux côtés de Raphaël Glucksmann, Boris Vallaud et Yannick Jadot. Cette carte blanche n'engage que son auteur, mais elle intervient dans un contexte où les incendies de forêts et les canicules rappellent l'urgence d'agir ensemble.

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