Canicule 2026 : déjà 7 300 morts, un bilan provisoire alarmant
Canicule 2026 : déjà 7 300 morts, bilan provisoire alarmant

Selon un dernier bilan provisoire de Santé publique France, publié mercredi 19 août, déjà 7 300 personnes sont décédées lors de périodes de fortes températures en 2026. Alors même que les vagues de chaleur deviennent de plus en plus fréquentes et précoces du fait du changement climatique, précise Oxfam, cette année, les différents épisodes caniculaires en France ont été plus longs et plus mortels que d'habitude.

Un bilan provisoire qui pourrait s'alourdir

Ce bilan est voué à s'alourdir, car d'une part il ne prend pas encore en compte tous les décès enregistrés sur l'été entier dus à la chaleur – qui a aussi des effets sanitaires à retardement sur les organismes – et d'autre part, car une troisième vague est survenue depuis fin juillet. Un bilan définitif sera publié en octobre sur la surmortalité en périodes de fortes chaleurs, précisent les autorités sanitaires.

Au moins 1 243 morts en excès "toutes causes" confondues – pas encore imputables avec certitude à la chaleur à ce stade – ont été enregistrés du 3 au 22 juillet, sur 14 713 décès comptabilisés au total, selon les chiffres divulgués par Santé publique France (SpF). Cette estimation de la surmortalité – par rapport à la mortalité attendue, hors évènements exceptionnels, sur la période – se base sur "les certificats de décès remontés jusqu'à la date d'hier (mardi, NDLR)", soit environ 80 % de la mortalité nationale, a précisé lors d'un point presse Sébastien Denys, directeur santé-environnement-travail au sein de SpF.

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Les chiffres clés des vagues de chaleur de 2026

À ce stade, le bilan encore provisoire des victimes des fortes températures cette année s'élève déjà à 7 300 morts, car 5 764 morts en excès ont été recensés du 17 au 30 juin, et 300 autres lors du tout premier épisode caniculaire de cette année, du 24 au 28 mai. En juillet, les "personnes âgées de 75 ans et plus", parmi les plus vulnérables car elles souffrent souvent de comorbidités notamment, ont représenté près des trois quarts des décès en excès recensés, même si ces derniers ont touché "toutes les classes d'âge" à partir de 45 ans.

Cet "épisode caniculaire" de juillet "a été moins intense mais néanmoins assez remarquable par sa durée et son étendue territoriale puisque 78 départements ont été concernés", soit près de 80 % de la population hexagonale, a noté Sébastien Denys. "Toutes les régions ont été concernées par un excès de mortalité de toute cause, à l'exception de la Corse, dont la population a été exposée de manière moins intense à la chaleur sur la période", a-t-il indiqué.

Les régions les plus touchées et la canicule de juin

La région Pays-de-la-Loire, avec 236 décès en excès, a été la plus touchée, suivie par l'Auvergne-Rhône-Alpes (163), la Bretagne (152) et l'Ile-de-France (141). "Ces chiffres nous donnent une mesure de l'impact sanitaire de cet épisode de chaleur exceptionnel", a commenté Didier Lepelletier, directeur général de la Santé. L'enjeu pour le gouvernement est à la fois d'"être capable de gérer les épisodes lorsqu'ils surviennent" et de "continuer à adapter notre système sanitaire et médico-social pour mieux y faire face dans la durée", a-t-il dit.

La précédente vague de chaleur, en juin, a été plus intense que la canicule d'août 2003, un évènement qui avait traumatisé le pays en causant 15 000 morts. Elle a affecté presque toute la population hexagonale et a été suivie d'une deuxième vague en juillet. La troisième vague de chaleur, qui sévit actuellement et a débuté le 28 juillet, est d'ores et déjà la deuxième plus longue jamais enregistrée dans le pays, a annoncé mercredi Météo-France. Un bilan définitif sera publié en octobre.

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