Un séisme de magnitude 6,8 a frappé le Venezuela le 28 juin 2026, provoquant la mort d'au moins 12 personnes et des dégâts considérables, notamment dans l'État de Sucre. Les habitants, livrés à eux-mêmes, dénoncent l'absence de secours efficaces et le manque de moyens.
Des victimes sans assistance
Dans le village de Cumanacoa, les sinistrés fouillent les décombres à mains nues. « On n'a pas de pelleteuse et les secouristes qui sont venus n'ont rien tenté. Ils disent que c'est trop dangereux, mais nous, on continue », témoigne Maria Lopez, une habitante de 52 ans, citée par l'AFP.
Selon les autorités, le bilan provisoire fait état de 12 morts et 38 blessés. Cependant, les habitants estiment que le nombre de victimes pourrait être plus élevé, certaines zones étant encore inaccessibles.
Un pays fragilisé par la crise
Le Venezuela, en proie à une grave crise économique et politique, manque de moyens pour faire face à cette catastrophe. Les infrastructures de secours sont insuffisantes, et le matériel lourd fait défaut. « Nous avons besoin de pelleteuses, de grues, mais aussi de médicaments et d'eau potable », explique Juan Perez, coordinateur de la protection civile locale.
Le gouvernement a déployé des équipes de secours, mais leur efficacité est limitée par le manque de carburant et de véhicules. Selon un rapport de l'ONG Human Rights Watch, les capacités de réponse aux catastrophes du Venezuela se sont dégradées de 40 % depuis 2019.
La solidarité des voisins
Face à l'inaction des autorités, les communautés s'organisent. Des chaînes de solidarité se mettent en place pour distribuer de la nourriture et de l'eau. « On se soutient entre nous, c'est tout ce qu'on peut faire », déclare Carlos Rodriguez, un habitant de Cumaná.
La Croix-Rouge vénézuélienne a envoyé des équipes, mais elles manquent de ressources. « Nous faisons de notre mieux avec ce que nous avons, mais les besoins sont immenses », indique un porte-parole.
Un appel à l'aide internationale
Plusieurs pays ont proposé leur aide, mais le gouvernement vénézuélien tarde à accepter. « Chaque heure compte. Nous demandons à la communauté internationale d'intervenir rapidement », lance Maria Lopez.
L'ONU a annoncé l'envoi d'une mission d'évaluation, mais les secours pourraient prendre plusieurs jours à arriver. En attendant, les habitants continuent de creuser les décombres, espérant retrouver des survivants.



