Au moins 148 personnes ont perdu la vie au Népal après le passage d'une crue dévastatrice, et 4 Français figurent parmi les 517 touristes étrangers portés disparus, ont annoncé les autorités népalaises ce mardi. Les opérations de secours se poursuivent dans plusieurs régions du pays, notamment dans la vallée de Katmandou, où les pluies torrentielles ont provoqué des glissements de terrain et des inondations massives.
Un bilan humain lourd et des disparitions inquiétantes
Selon le ministère de l'Intérieur népalais, le bilan provisoire fait état de 148 morts, tandis que 517 touristes étrangers, dont 4 Français, sont toujours portés disparus. Les autorités locales redoutent que ce chiffre n'augmente dans les prochains jours, alors que de nombreuses zones restent inaccessibles en raison des routes coupées et des ponts emportés par les eaux.
La vallée de Katmandou, particulièrement touchée, a enregistré des précipitations record, avec des cumuls de pluie jamais vus depuis plusieurs décennies. Les quartiers situés en bordure des rivières ont été submergés, emportant habitations, véhicules et infrastructures. Les secouristes, appuyés par l'armée népalaise, multiplient les opérations de recherche à l'aide d'hélicoptères et de bateaux pneumatiques.
Les autorités françaises mobilisées
Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé que 4 ressortissants français figurent parmi les personnes portées disparues. Une cellule de crise a été activée à Paris, et l'ambassade de France à Katmandou est en contact permanent avec les autorités népalaises pour tenter de localiser ces ressortissants. Les familles des disparus ont été informées et bénéficient d'un accompagnement psychologique.
Les services consulaires français appellent les ressortissants français présents au Népal à se signaler auprès de l'ambassade, afin de faciliter le recensement et d'orienter les opérations de recherche. Des numéros d'urgence ont été mis en place, et une plateforme d'enregistrement en ligne est accessible pour les voyageurs.
Une catastrophe aux causes multiples
Cette crue dévastatrice est liée à une mousson particulièrement intense, aggravée par le changement climatique et la déforestation dans les collines népalaises. Les experts locaux soulignent que l'urbanisation rapide de la vallée de Katmandou, souvent réalisée sans planification, a réduit la capacité d'absorption des sols et accentué le ruissellement des eaux de pluie.
Les autorités népalaises ont décrété l'état d'urgence dans les zones les plus touchées et ont déployé plus de 10 000 membres des forces de sécurité pour participer aux secours. Des centres d'hébergement temporaires ont été ouverts pour accueillir les sinistrés, tandis que des équipes médicales mobiles ont été dépêchées pour prévenir les risques sanitaires liés à l'eau stagnante.
Le gouvernement népalais a également annoncé une enveloppe d'aide d'urgence de 500 millions de roupies (environ 4,2 millions d'euros) pour soutenir les familles des victimes et financer les premières reconstructions. La communauté internationale, dont la France, a proposé son assistance technique et logistique, mais les autorités locales privilégient pour l'instant une coordination nationale des opérations.
Les recherches pour retrouver les touristes disparus, dont les 4 Français, se poursuivent activement, et les autorités espèrent encore des survivants dans les zones isolées. Le bilan définitif ne pourra être établi que lorsque les eaux se seront retirées et que les équipes de secours auront pu accéder à l'ensemble du territoire sinistré.



