Dans le sud du Liban, la peur des incendies provoqués par les frappes israéliennes est vive. Selon le ministère libanais de l'Agriculture, plus de 1 200 hectares de forêts et de terres agricoles ont déjà été détruits par les flammes depuis le début de l'escalade, il y a deux mois. Les habitants de plusieurs villages, comme Aïtaroun et Bint Jbeil, témoignent de leur impuissance face à ces feux qui menacent leurs maisons et leurs moyens de subsistance.
Des incendies dévastateurs aux portes des villages
Les incendies, souvent déclenchés par les bombardements, se propagent rapidement dans les collines boisées de la région frontalière. À Aïtaroun, un agriculteur, Hassan Srour, raconte : « Nous avons vu les flammes approcher de nos champs d'oliviers. Nous avons essayé de les éteindre avec des seaux d'eau, mais c'était impossible. » Les pompiers libanais, déjà débordés par les multiples départs de feu, ne peuvent pas toujours intervenir à temps, surtout dans les zones proches de la ligne de démarcation, où les frappes sont fréquentes.
Une catastrophe écologique et économique
Au-delà des pertes humaines, ces incendies représentent une catastrophe écologique et économique. Les forêts de chênes et de pins, qui couvrent une grande partie de la région, sont réduites en cendres. Selon les autorités locales, près de 300 familles dépendent directement de l'agriculture et de l'élevage dans les zones touchées. La perte de ces terres aggrave une situation déjà critique, alors que le pays traverse une grave crise économique.
L'urgence d'une aide internationale
Face à l'ampleur des dégâts, les autorités libanaises ont lancé un appel à l'aide internationale. Le ministre de l'Environnement, Nasser Yassine, a déclaré : « Nous avons besoin de moyens aériens pour lutter contre ces incendies, car les moyens terrestres ne suffisent pas. » Des discussions sont en cours avec des pays amis, notamment la France et l'Italie, pour obtenir des avions bombardiers d'eau. En attendant, les habitants continuent de surveiller l'horizon, craignant que chaque nouvelle frappe ne déclenche un nouveau brasier.



