L'incendie qui ravage les Hautes Fagnes, dans l'est de la Belgique, est le plus important de l'histoire récente du pays. Selon les autorités, environ 3.000 hectares de végétation ont déjà été détruits. Les fumées, très denses, enveloppent la région et sont perceptibles jusqu'au nord-est de la France, en Moselle.
Un incendie difficile à combattre en raison du relief
La principale difficulté pour les pompiers réside dans la localisation du sinistre : une zone boisée et particulièrement accidentée, qui empêche les soldats du feu de s'approcher au plus près des flammes. Les camions de pompiers ne peuvent pas accéder aux zones escarpées, ce qui complique considérablement les opérations.
Ce lundi, plusieurs bonnes nouvelles sont toutefois annoncées. L'armée allemande a mis à disposition deux hélicoptères équipés de réservoirs d'eau pour aider la Belgique à éteindre l'incendie, comme l'a annoncé le ministère allemand de la Défense. « L'intervention commence dès aujourd'hui et est prévue dans un premier temps pour sept jours », a précisé le ministère.
La pluie et l'aide allemande pour contenir le feu
Mais la très bonne nouvelle vient surtout du ciel : il pleut. « Le vent est favorable et la pluie actuelle aide à contenir la progression » du feu, a assuré Tony Hosmans, un porte-parole chargé de la gestion de crise. Des précipitations sont attendues toute la semaine, selon les dernières prévisions météorologiques.
En outre, le feu n'avance plus vers l'Allemagne, levant ainsi l'inquiétude des habitants de la ville allemande frontalière de Monschau, qui compte 12.000 habitants. Dimanche soir, la ville avait ordonné l'évacuation d'un quartier en raison des risques posés par la fumée. Certains quartiers de villages en Belgique avaient également été évacués samedi.
Mobilisation des agriculteurs et bénévoles
« Actuellement le feu est contenu là où il est possible d'intervenir », a affirmé ce porte-parole. Cependant, le feu n'est pas encore fixé. La Belgique compte sur le ballet de bombardiers et d'hélicoptères qui larguent de l'eau sur les zones escarpées, mais aussi sur la mobilisation de nombreux agriculteurs de la région avec leurs citernes et de bénévoles qui prêtent main-forte.



