L'éruption du volcan Fuego, l'un des plus actifs d'Amérique centrale, a officiellement pris fin, ont annoncé les autorités guatémaltèques ce mercredi 5 août. Après plusieurs jours de panache de cendres et de coulées de lave, l'activité volcanique est retombée à un niveau normal, permettant la levée progressive des mesures de sécurité.
Fin de l'alerte orange
Le Coordonnateur national pour la réduction des désastres (CONRED) a abaissé le niveau d'alerte de orange à jaune pour les communautés situées sur les flancs du volcan, situé à environ 35 kilomètres au sud-ouest de la capitale Guatemala City. Cette décision fait suite à une baisse significative de l'activité sismique et des émissions de cendres, qui ont diminué de 80 % au cours des dernières 24 heures.
Impact sur les populations
L'éruption, qui a débuté le 28 juillet, a forcé l'évacuation de plus de 1 200 personnes vivant dans les villages voisins, notamment dans les départements de Sacatepéquez et Chimaltenango. Les écoles ont été fermées dans un rayon de 10 kilomètres, et les vols à l'aéroport international La Aurora ont été temporairement suspendus en raison des nuages de cendres. Selon l'Institut national de sismologie, volcanologie, météorologie et hydrologie (INSIVUMEH), les coulées pyroclastiques ont atteint des longueurs de 3 kilomètres, mais n'ont pas causé de dégâts majeurs.
Retour progressif à la normale
Les évacués ont commencé à regagner leurs foyers, mais les autorités recommandent de rester vigilants. "L'éruption est terminée, mais le volcan reste actif. Nous conseillons aux habitants de porter des masques pour se protéger des cendres résiduelles et de suivre les consignes des secours", a déclaré le porte-parole de la CONRED, David de León, lors d'un point presse.
Un volcan sous surveillance
Le Fuego, qui culmine à 3 763 mètres, est connu pour ses éruptions fréquentes, parfois violentes. En 2018, une éruption majeure avait fait plus de 200 morts. Cette fois, aucun blessé n'est à déplorer, grâce aux systèmes d'alerte précoce et aux évacuations préventives. Les scientifiques continuent de surveiller le volcan 24 heures sur 24, car des réactivations soudaines restent possibles.



