Le 17 juillet 2026, un incendie a parcouru 200 hectares de forêt et de garrigue sur les hauteurs de Dié, dans la Drôme. Les habitants, qui ont dû évacuer en urgence, sont désormais de retour chez eux, mais ils restent sous le choc et en colère. « Pourquoi on se retrouve à pallier les défaillances de l’État ? », s’interroge un résident, exprimant un sentiment partagé par de nombreux riverains.
Un feu parti de rien, une lutte acharnée
L’incendie s’est déclaré en milieu d’après-midi, dans un secteur boisé et difficile d’accès. Les pompiers, appuyés par des moyens aériens, ont lutté toute la nuit pour maîtriser les flammes. Au total, 150 sapeurs-pompiers ont été mobilisés, ainsi que des Canadair et des hélicoptères bombardiers d’eau. Malgré ces efforts, le feu a détruit plusieurs habitations et des dizaines de véhicules. Aucune victime n’est à déplorer, mais les dégâts matériels sont considérables.
Les critiques fusent contre l’État
Dans les jours qui ont suivi, les habitants ont exprimé leur mécontentement. « On a l’impression que l’État n’a pas anticipé. Les moyens sont insuffisants, les coupes-feux ne sont pas entretenus, et on nous demande de nous organiser nous-mêmes », déplore un porte-parole du collectif de sinistrés. Selon eux, la préfecture n’a pas pris la mesure de la sécheresse exceptionnelle qui frappe la région. « On sait que le risque est élevé, mais rien n’est fait en amont », ajoute-t-il.
Un agriculteur local renchérit : « On a perdu des pâturages, des clôtures, du matériel. L’État promet des aides, mais on attend toujours de savoir quand et comment. » La solidarité s’est pourtant organisée spontanément : des dons de nourriture, de vêtements, et des hébergements temporaires ont été proposés par les voisins et les associations.
Un appel à la prévention et à la responsabilité
Les sinistrés réclament désormais des mesures concrètes : un meilleur entretien des forêts, des moyens supplémentaires pour les pompiers, et une véritable politique de prévention. « On ne peut pas continuer à subir sans rien faire. Le changement climatique aggrave les risques, il faut que l’État prenne ses responsabilités », insiste le collectif. Une réunion publique est prévue en mairie de Dié la semaine prochaine, en présence des élus et des représentants de la préfecture.
En attendant, les habitants tentent de se reconstruire. « On est solidaires, mais on ne devrait pas avoir à remplacer l’État », conclut amèrement un résident. L’incendie de Dié est le dernier d’une série de feux qui ont touché le sud de la France cet été, ravivant le débat sur la gestion des risques naturels.



