Coupe du monde 2026 : une aberration climatique
Coupe du monde 2026 : aberration climatique

La Coupe du monde de football 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, est déjà qualifiée d'« aberration climatique » par de nombreux experts. Avec 104 matchs programmés dans 16 villes, l'empreinte carbone de cet événement est estimée à 10 millions de tonnes de CO2, soit l'équivalent des émissions annuelles de 2 millions de voitures.

Des déplacements aériens colossaux

Le principal facteur de cette pollution est le transport aérien. Les équipes, les officiels, les sponsors et les supporters devront parcourir des distances considérables : près de 15 000 kilomètres entre les villes hôtes, sans compter les vols internationaux. Les distances moyennes entre les stades sont bien supérieures à celles des éditions précédentes, notamment celle de 2022 au Qatar, où les stades étaient concentrés dans un rayon de 50 kilomètres.

Un précédent inquiétant

La Coupe du monde 2022 au Qatar avait déjà été critiquée pour son bilan carbone, mais l'édition 2026 promet de le dépasser largement. Les organisateurs mettent en avant des mesures de compensation, comme la plantation d'arbres ou l'utilisation d'énergies renouvelables, mais ces initiatives sont jugées insuffisantes par les associations environnementales. « On ne peut pas compenser un tel volume d'émissions », affirme un porte-parole de Greenpeace.

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Un choix contesté

La décision d'attribuer l'organisation à trois pays aussi vastes a été prise en 2018, bien avant que la crise climatique ne devienne une priorité mondiale. Aujourd'hui, de nombreuses voix s'élèvent pour demander une réforme du processus de sélection, intégrant des critères environnementaux stricts. « Le football doit montrer l'exemple, pas aggraver la situation », déclare un collectif de joueurs et d'entraîneurs engagés pour le climat.

Des alternatives possibles

Certains proposent de réduire le nombre de matchs ou de regrouper les rencontres dans des régions plus proches. D'autres suggèrent d'utiliser des technologies de transport moins polluantes, comme le train à grande vitesse, mais les infrastructures ne sont pas toujours adaptées. En attendant, la Coupe du monde 2026 s'annonce comme un symbole des contradictions entre sport et écologie.

Les fédérations de football et la FIFA sont sous pression pour adopter des mesures plus ambitieuses. Un groupe de travail sur le climat a été mis en place, mais ses conclusions ne sont pas attendues avant 2027. D'ici là, l'empreinte carbone de l'événement continuera d'alimenter le débat sur la responsabilité du sport dans la lutte contre le réchauffement climatique.

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