Reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle en Charente-Maritime
Un arrêté interministériel en date du 3 avril 2026, publié au Journal Officiel le mardi 14 avril 2026, a rendu sa décision concernant les demandes de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour plusieurs communes du département de la Charente-Maritime. La préfecture a communiqué la liste exhaustive des communes reconnues ou non pour deux phénomènes distincts et particulièrement impactants : la sécheresse et la réhydratation des sols d'une part, et les inondations accompagnées de coulées de boue d'autre part.
Reconnaissance pour sécheresse et réhydratation des sols en 2025
Au titre du phénomène spécifique des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols, survenu sur la période allant du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2025, seules deux communes ont obtenu la précieuse reconnaissance. Il s'agit des communes de Courçon et de Taugon. En revanche, trente-et-une autres communes n'ont pas été retenues par cette décision administrative. Parmi les localités non reconnues figurent des villes notables telles que Rochefort, Royan, Pons, Jonzac et Saujon.
Reconnaissance pour inondations et coulées de boue en 2026
Concernant les inondations et coulées de boue qui ont frappé la région entre le 9 février 2026 et le 24 février 2026, quatorze communes ont vu leurs demandes aboutir favorablement. La liste des communes reconnues en état de catastrophe naturelle pour cet épisode climatique est la suivante :
- Bazauges
- Beurlay
- La Brousse
- Le Chay
- Coivert
- Cressé
- Saint-Hilaire-du-Bois
- Saint-Jean-d'Angély
- Saint-Jean-de-Liversay
- Saint-Julien-de-l'Escap
- Saujon
- Taugon
- Thénac
- Villars-en-Pons
Il est à noter que la commune de Taugon apparaît dans les deux listes, étant reconnue à la fois pour la sécheresse de 2025 et pour les inondations de 2026. Par ailleurs, six communes n'ont pas obtenu cette reconnaissance pour les inondations : Les Églises-d'Argenteuil, Lagord, Taillant, Thors, Vervant, et Villedoux.
Cette reconnaissance officielle de l'état de catastrophe naturelle est une étape cruciale pour les communes concernées, car elle ouvre la voie à des indemnisations et à des dispositifs de soutien spécifiques pour les sinistrés et les collectivités locales, leur permettant de mieux faire face aux conséquences souvent dévastatrices de ces événements climatiques extrêmes.



