Canicule : les Français ont massivement réduit leurs déplacements en juin
Canicule : réduction massive des déplacements en juin

Lors de la canicule qui a frappé la France du 15 au 30 juin 2026, les Français ont massivement réduit leurs déplacements, selon une étude de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiée ce jeudi 10 juillet. La baisse atteint 22 % par rapport à la moyenne saisonnière, soit la plus forte diminution jamais enregistrée pour un épisode de chaleur extrême.

Une chute historique des mobilités

L'étude, basée sur les données de téléphonie mobile anonymisées, révèle que les déplacements quotidiens sont passés de 45 millions en moyenne à 35 millions pendant la période de canicule. Les trajets domicile-travail ont chuté de 28 %, tandis que les déplacements pour loisirs et achats ont diminué de 35 %. Les zones les plus touchées sont les grandes agglomérations, notamment Paris, Lyon et Marseille, où la baisse atteint respectivement 30 %, 27 % et 25 %.

« C'est un phénomène sans précédent. Les gens ont adapté leur comportement de manière très rapide et très massive face à la chaleur », explique Marie Dupont, statisticienne à l'Insee, citée dans le rapport.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Impact sur les transports et l'économie

Les transports en commun ont enregistré une baisse de fréquentation de 18 %, tandis que l'usage de la voiture individuelle a diminué de 15 %. En revanche, les déplacements à pied ou à vélo ont augmenté de 12 %, principalement pour les trajets courts. Les autorités sanitaires avaient recommandé de limiter les activités extérieures et de privilégier les transports non motorisés.

Cette réduction des déplacements a eu un impact économique notable. Selon une estimation de la Banque de France, la consommation dans les commerces de proximité a chuté de 8 % pendant la période, et le secteur de la restauration a perdu 15 % de son chiffre d'affaires. En revanche, les livraisons à domicile ont bondi de 40 %.

Une tendance qui interroge

Les experts s'interrogent sur la pérennité de ces changements. « Si les canicules deviennent plus fréquentes, cela pourrait modifier durablement les habitudes de mobilité », prévient Jean Martin, climatologue au CNRS. L'Insee prévoit de réitérer l'étude lors de prochains épisodes de chaleur pour observer l'évolution des comportements.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale